Emplois jeunes : ADEC-GUINEE plaide pour la mise en œuvre du projet 6.000 stages

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Chaque année, ce sont des milliers de jeunes diplômés qui sortent des universités du pays. Ces jeunes sont souvent confronté à des difficultés pour s’offrir un premier emplois ou de stage de perfectionnement à cause de la complexité du marché d’emploi. Pour remédier à cette situation, l’association pour la défense des élèves, étudiants et chômeurs de Guinée (ADEC-GUINEE) a initié un projet intitulé 6.000 stages directs. Ce projet vise à mettre en place une structure d’accompagnement des jeunes afin qu’ils puissent facilement accéder à des stages ou être employé dans les entreprises et dans l’administration publique.

 

 

ASSOCIATION POUR LA DEFENSE DES ELEVES, ETUDIANTS ET CHOMEURS DE GUINEE (ADEC-GUINEE)

‘’ Pour que la politique de l’emploi jeune devienne un défi pour le Futur Gouvernement’’.

Trop longtemps, la question jeune dans le débat public a été appréhendée négativement sous le seul prisme des « associations représentatives » ou de captation de leaderships que les rentiers de trafics d’influences de tout bord avaient fait un lucratif fonds de commerce. Ce tropisme dévastateur avait réussi à occulter savamment l’urgence de son déclassement dans la réalité des enjeux publics. Au même titre que l’emploi qui est pourtant sa contrepartie nécessaire en tant qu’élément intégrateur du tissu social, ces questions n’ont pas occupées dans les stratégies nationales, la priorité qu’elles méritent.

Delà, la conclusion bien légitime que cette question jeune est véritablement le trou noir des politiques publiques. Entretenant une fracture sociale insupportable entre le pays légal et sa force de relève qu’est sa jeunesse.

Pour autant, La République justice lui soit rendue, avait voulu remédier cette béance en instituant depuis l’indépendance, un Ministère de la Jeunesse et de l’Emplois des Jeunes. Mais celui-ci pris en otage dans ces postures conjecturales, qui le poussent à privilégier le symbolique sur le durable n’est pas arrivé jusqu’à présent à doter la nation d’une véritable politique de la jeunesse. En sus cette dérive s’est aggravée à l’ère des politiques d’économies impulsées dans le sillage du libéralisme économique devenant le parent pauvre des politiques d’Etat.

Cette logique, nous a convaincu que la raison de l’économie n’est plus dans l’économie elle-même, elle relève d’une orientation culturelle que d’une nécessité naturelle. Pire, elle a théorisée l’ineptie qu’au même titre que le social, la question jeune doit attendre les embellies sur le plan économique pour être entrainer dans son sens, faisant d’elle une variable d’ajustement budgétaire.

Inutile de rappeler que la belle et candide odyssée d’une jeunesse sacrifiée commence par là. Comme un écho à la fameuse complainte des rappeurs « Génération Fée mou Lankhii », qui sonne comme une interpellation à une société qui inscrit à son fronton les valeurs, les repères éminemment républicains comme le travail, la justice et la solidarité ; mais qui en oublie de les incarner dans la concrétude de ses politiques publiques. L’entreprise est grande. Elle a au moins le mérite de confirmer que la question jeune n’est plus le monopole d’une instance étatique qui a fait la preuve de son inanité.

Elle démontre aussi qu’il ne s’agit plus d’aligner des généralités pour apporter d’authentiques réponses à ces problèmes. Elle prouve qu’il y’a au-delà des discords qui traversent la société un consensus républicain sur ce sujet. Car, il n’y a qu’une seule et unique jeunesse : victime du même anti-pari sur l’avenir.

Nous proposons très humblement aux hautes autorités qu’en lieu et place de la gestion ex nihilo des questions de la jeunesse par la Primature et le Ministère de l’Environnement, des Eaux et Forêts assisté d’une commission interministérielle car il est au croisement des priorités de la nation. Elle est inscrite en son cœur, elle doit être composée des Ministères de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, de la Jeunesse et de l’emploi jeune, de l’Enseignement Technique, de la Formation Professionnelle, du Travail et de l’Emploi, de la Fonction Publique, de la Réforme de l’Etat et de la Modernisation de l’Administration, de l’Industrie et des PME, des Mines et de la Géologie, de l’Agriculture et de l’Elevage, des Postes, des Télécoms et de l’Economie Numérique, du Plan et du  Développement Economique, de la Pêche, de l’Aquaculture et de l’Economie Maritime, des Sports et de la Culture.

Le savoir et les enjeux liés à l’endiguement du Sida, la dépravation des mœurs, l’immigration clandestine sont entre autres des facteurs qui endeuillent des familles à cause du désespoir dû au chômage endémique ; les questions sécuritaires liées à l’expansion de la drogue, la délinquance et son ordre moral, la culture comme outil d’insertion socioéconomique : voilà autant de défis que le futur Gouvernement d’urgence devrait relever. Mon propos ici se limite à un simple discours de la méthode et ne prétend nullement tracer un programme mais définit une esquisse d’un état des lieux et l’ébauche d’une feuille de route pour la jeunesse.

Dans les jours suivants, nous associerons l’ensemble des acteurs à une initiative Trans partisane sous la forme d’une charte dédiée à la jeunesse dénommée ‘’le Chômage n’est pas une fatalité’’ suivi d’une marche pacifique dans tout le pays en faveur de la création des meilleures conditions d’accès à l’emploi et au stage à l’endroit des diplômés sans emplois, des chômeurs de longue durée ainsi que des personnes peu qualifiantes dans le but d’attirer l’attention des hautes autorités sur le niveau de précarité qui prévaut dans le pays.

En exprimant notre disponibilité et notre soutien total au service du Chef de l’Etat, Son Excellence le Colonel Mamady DOUMBOUYA, Président de la

République, Président du Comité National de Rassemblement pour le Développement (CNRD) et de ses membres sur ces différentes questions. En ma qualité de Porteur de l’Initiative Prioritaire 6000 Stages Directs ‘’La Réponse des Administrations Publiques, Privées et Périphériques contre le chômage en 2021’’ qui est par ailleurs une solution novatrice de lutte contre le chômage qui permet l’insertion socio professionnelle des diplômés par le biais des stages directs dans les différents services et Président de l’Association pour la Défense des Elèves, Etudiants et Chômeurs de Guinée . Je mets très humblement tout mon espoir sur votre haute attention habituelle pour la mise en place de cette initiative qui va considérablement restaurer l’espoir entre l’État et sa jeunesse d’une part et contribuera nettement à améliorer votre réputation au sein de la jeunesse guinéenne qui fonde toute sa confiance en votre haute autorité et son soutient indéfectible en votre auguste personnalité ainsi qu’à votre vaillante équipe.

En terminant, je ne peux résister à l’idée de reprendre à mon compte ce beau slogan de campagne de Walter Veltroni, Candidat malheureux aux dernières élections générales en Italie: ‘’Si puo faré’’ ; ensemble nous pouvons le faire oui ensemble nous pouvons le faire !

Dans l’espoir que cette plaidoirie rencontre votre approbation, nous vous prions de croire Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat à l’expression de notre haute et déférente considération.

 

Vive le CNRD,

Vive la République,

Vive la Jeunesse.

 

Le Porteur du Projet

6000 Stages Directs

Fodé Moussa SYLLA

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