Dans l’émission « Mirador » de ce lundi, 19 avril 2021, le ministre de la ville et de l’aménagement du territoire a été abordé sur sa décision de fermeture des cimetières de Bambeto et de Kaporo Rails. Une occasion qu’il a misé à profit pour faire des précisions. A l’en croire, la fermeture dont il s’agit ne sera que provisoire. Ce qui signifie que ces deux cimetières ne vont pas être rasés.
Dans la lettre du ministre de la ville et de l’aménagement du territoire, adressée au secrétariat général aux affaires religieuses, aucune précision n’est faite sur le type de fermeture demandée. Mais tout est clair désormais. Les deux cimetières ne seront fermés que pour une période déterminée.
« Ce qui est d’abord fondamental, c’est que nous avons du respect pour les corps, pour les morts, nous sommes tous humains, nous allons tous mourir et nous serons tous enterrés dans un cimetière. Notre souci aujourd’hui, c’est de faire en sorte que les corps soient respectés. Je tiens à préciser que la fermeture définitive d’un cimetière ne se fait pas de cette façon, pour le faire, il y a beaucoup de préalables mais nous ne sommes pas à ce niveau. C’est pour une période. Ça pourrait être une semaine, ça pourrait être deux semaines, le temps pour nous de permettre que les travaux qui sont en train de se faire à ce niveau se fassent sans pour autant nuire aux pauvres populations qui viennent pour les enterrements. Donc je tiens à préciser c’est une situation temporaire, elle ne durera pas assez longtemps…», clarifie le ministre de la ville et de l’aménagement du territoire, Docteur Ibrahima Kourouma.
La décision de fermer provisoirement ces deux cimetières, ajoute le ministre, est consécutive à l’exécution du plan d’aménagement du site qui les abrite. « Nous travaillerons de telle sorte que les travaux aillent vite », promet-il.
En réponse au collectif des victimes du déguerpissement de Kaporo Rails qui l’accuse de vouloir s’adonner à une profanation, l’invité de Mirador laisse entendre qu’il a du respect pour les morts. « Nous sommes un pays musulman, nous sommes un gouvernement responsable, on ne va pas profaner les tombes. Nous avons du respect pour les corps, nous avons du respect pour les morts, nous faisons en sorte que ces populations ne soient pas mélangées aux travaux », réplique le ministre de la ville et de l’aménagement du territoire.
A noter que la décision de fermeture desdits cimetières entre en vigueur au plus tard 10 mai prochain. Les terrassements généraux, l’assainissement, le bitumage, la signalisation des voies, l’éclairage public, l’aménagement des parkings sont entre autres les travaux envisagés dans la zone.









