Grogne à la RTG Makémé Bamba réagit : ‘’Si on a pas pratiquement des choses importantes à dire à nos auditeurs qu’on se taise »

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Depuis 2010, les travailleurs de la Radio nationale se disent être relégué au second plan dans la couverture médiatique des activités officielles de l’État. Cette situation qu’ils ont enduré depuis plus de 10 ans leur est devenu insupportable. Après le renversement du régime d’Alpha Condé, ces travailleurs espéraient enfin bénéficier les mêmes traitements que leurs collègues de la Télévision nationale. Mais très malheureusement pour eux, les nouvelles autorités du pays ont emboîté les pas de leur prédécesseurs. Depuis l’avènement du CNRD au pouvoir le 05 septembre 2021, les journalistes de ce média d’État se seraient vu encore refusé l’accès des salles pour couvrir les activités officielles de la junte. C’est désormais cette goûte d’eau qui a débordé le vase car, hormis les flashs, ils ont décidé de boycotter les grandes éditions d’information.

 

 

Interrogée sur cette situation, Makémé Bamba, journaliste présentatrice de la Radio nationale a expliqué les griefs qu’ils ont contre l’administration publique qui veut leur réduire au néant.

« Nous avons utilisé le droit de retrait qui est reconnu à tout salarié de se retirer quand il sent que certaines choses ne fonctionnent pas. Nous l’avons dit beaucoup de choses ne fonctionnent pas au niveau de la Radio. Le matériel on n’en a pas, les conditions de travail n’existe presque pas dans notre salle de Rédactions. Mais ce qui est aussi aberrant, sait que la Radio est exclu de toutes les couvertures médiatiques officielles étatiques », explique t-elle tout en ajoutant que c’est pour le respect aux auditeurs de la Radio nationale qu’ils ont décidé de suspendre temporairement les grandes éditions d’information : « Pour une Radio nationale et ce sur quoi nous insistons, sait que nous avons du respect pour nos auditeurs. A l’intérieur du pays le journal est relayé par les Radios communautaires alors si ces Radios ne donnent pas l’information qu’il faut aujourd’hui dans notre pays ça ne va pas. A l’intérieur il n’y a pas courant pour regarder la télévision, les gens utilisent leurs téléphones, ils utilisent des postes récepteurs pour écouter les grandes éditions de la Radio. Si cela ne peut pas passer à la Radio ça devient compliquer, la Radio est brimé et voilà pourquoi nous fait recours à ce droit de retrait. Si on n’a pas pratiquement grandes choses à dire à nos auditeurs qu’on se taise, c’est sur cette lancée que nous sommes », souligne Makémé Bamba.

 

Il faut souligner que la section syndicale de la RTG a pris ce problème a bras le corps pour défendre les droits des travailleurs de la Radio nationale qui se sentent marginalisés dans la couvertures activités du CNRD.

 

Facinet Camara.

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