Pour le non respect d’engagement de la part du gouvernement, le collectif des personnels soignants de Covid-19 était ce lundi 02 novembre 2020 dans l’enceinte de l’hôpital Donka, pour exprimer sa colère. Alors qu’ils avaient menacé d’abandonner les patients de la pandémie de Covid-19 en pleine période de nécessité. Ces médecins traitants avaient été retenus par le premier ministre qui leur aurait demandé de sursoir à leur mot d’ordre de grève tout en leur promettant de prendre en compte leur revendication.
Un engagement qui n’a pas été honoré, chose qui a poussé ces porteurs de blouses blanches à lancer une alerte : ‘’Nous personnel soignant: hygiéniques, médecins, infirmiers, ambulanciers,… nous avons acceptés de risquer notre vie, de risquer la vie de nos familles, de nos confrères, de nos personnes âgées qui vivent avec nous en famille, nous avons acceptés de venir souffrir, de donner notre vie pour sauver nos compatriotes. Aujourd’hui la Guinée est l’un des pays des plus appréciés par rapport à la qualité de soin apporté à nos malades. Nous avons acceptés de le faire; hé bon Dieu! », a déclaré Dr Mohamed Fofana, l’un des manifestants avant de justifier comment ils s’occupent des patients de Covid-19 : » quand nous rentrons en isolation, nous portons nos blouses après la combinaison, écran faciale, bavettes, bottes, nous restions dedans pendant quatre heures et sortions mouillé, on est obligé d’aller prendre un bain, de nous hydrater, dès fois on nous compresse. Nous avons acceptés tout ça parce que nous vivons dans notre patrie, et parce que nous vivons chez nous. Nous avons acceptés jusqu’à ce qu’on nous a promis des primes exceptionnelles parce que l’État s’est vu satisfait des soins que nous avons apportés à nos confrères y’a de celà plus des mois qu’on ne nous a pas payé nos primes. Ils ont promis de donner l’eau à la population, l’électricité, le transport commun gratuit, là nous sommes d’accord mais aujourd’hui nous voulons que notre prime exceptionnelle. Le collectif ne demande que ça », a t-il précisé.

Pour sursoir à sa revendication, le collectif des personnels soignants de la pandémie de COVID-19 à Donka demande au premier ministre d’honorer son engagement de juin dernier. Selon Dr Kaba Keita coordinateur du collectif, l’État doit payer 15 000 000 FG à chaque personnel des corps confondus : « Si vous avez des Souvenances, si le peuple de Guinée a souvenance, le premier avait promis de payer à la date du 23 juin 2020 des primes exceptionnelles qu’on devrait bénéficier de juillet en septembre. À la date d’aujourd’hui, aucun personnel soignant n’a reçu de prime exceptionnelle. Depuis, nous avions épuisés toutes les pistes exceptionnelles nous n’avions pas été écoutés. Nous avions organisés des réunions de concertation à l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire (ANSS) avec Vote face sans aucune réponse. Nous avions écrits un émis de grève le vendredi dernier parce que nous restions dans l’esprit de la loi guinéenne, le code de travail révisé de 2014 qu’il dit il faut »10 jours ouvrables » pour aller en grève. Nous avons donnés notre préavis de grève dans toutes structures concernées pour dire que le collectif ira en grève le 13 novembre 2020. Notre sit-in de ce matin, c’est un signal fort qui montre à l’État guinéen, à la communauté nationale et internationale que le personnel soignant veut sa prime. Nous n’allons pas céder. S’il ne veut pas qu’on aille en grève, ce sit-in doit leur permettre de nous donner nos primes exceptionnelles », a martelé cet autre médecin soignant.
Toute de même, le collectif des personnels soignants précise que jusqu’à la date du vendredi 13 novembre 2020, le travail minimum de service sera assuré par le personnel en colère. Passé ce délai, toutes les activités dudit collectif seront arrêtées, a t-il mentionné.
Agnès Demba.









