Le Conseil national de gestion des produits et substances chimiques a procédé ce mercredi, 13 août 2025 au lancement du projet de renforcement des capacités institutionnelles pour l’amélioration de la mise en œuvre de la synergie entre les conventions de Bâle, de Rotterdam, de Stockholm, de Minamata et du cadre mondial sur les produits chimiques. Un projet visant à harmoniser les efforts des acteurs intervenants dans la gestion des produits chimiques afin de faciliter l’application de ces différentes conventions ratifiées par la Guinée. Une initiative vivement saluée par David Touré, Secrétaire Général adjoint de la confédération générale des entreprises de Guinée ( CGE-Gui), représentant de l’institution à cette rencontre. Soulignant que cet atelier de synergie des conventions de Stockholm, de Bâle, de Minamata, ainsi que le cadre mondial des produits chimiques, est une aubaine pour le secteur privé guinéen. «Ça permet de mettre des directives claires sur la gestion des produits chimiques en Guinée tant pour protéger les travailleurs dans les entreprises, ainsi que la population. Donc, cet atelier de synergie est quelque chose de très bon signe pour le secteur privé guinéen, parce que ça nous permet, dans nos entreprises, de prévenir et de prendre soin de nos travailleurs, ainsi que du business qui va se faire autour», a-t-il indiqué tout en appréciant la mobilisation de l’enseignement des acteurs intervenants dans ce domaine, affirmant que cette synergie d’action permettra d’arriver à des résultats concrets.
«Si vous entendez synergie, c’est de mettre ensemble des choses qui ne sont pas faites au même moment, dans les mêmes conditions, et sur des produits différents. Par exemple, nous savons bien que la convention de Minamata, c’est contre le mercure, son utilisation et sa diminution dans les produits composés utilisés dans les industries. Donc, cette convention doit être en conformité avec les autres conventions, ainsi que le cadre mondial des produits chimiques. En ce qui concerne la préservation de l’environnement, qui est un problème majeur, par exemple dans les mines d’or, mais aussi en ce qui concerne la préservation de la santé des travailleurs, que ce soit dans les entreprises, dans les bureaux, que ce soit dans les usines, mais aussi dans les chantiers miniers. Donc, c’est en cela que nous pensons que le secteur privé a une très grande importance.»
Le secrétaire général adjoint de la CGE-Gui a annoncé qu’une fois les textes adoptés, son institution va s’investir dans leurs vulgarisation pour permettre au secteur privé d’avoir une vision claire sur le mode d’utilisation des produits chimiques pourtant indispensables aux industries transformatives et de l’industrie minière. Il a aussi exhorté le ministère de l’Environnement et du développement durable et l’inspection de la santé publique a initié des activités de sensibilisation du secteur privé afin de protéger l’environnement et la population contre les produits chimiques.
F.C









