Lors de la manifestation pacifique du 06 janvier 2025, organisée par les Forces Vives de Guinée pour réclamer la fin de la transition militaire et le retour à l’ordre Constitutionnel, plusieurs militants de l’opposition ont été arrêtés à Conakry.
Parmi eux, Mohamed Diallo, membre actif de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) et chargé de l’organisation pour la mobilisation de la jeunesse de Koloma II au sein du parti.
Selon plusieurs témoins, le jeune opposant Mohamed Diallo coordonnait la mobilisation des jeunes de son quartier lorsque des agents de sécurité l’ont arrêté. Ils affirment que cette marche a été violemment dispersée par les forces de l’ordre à Bambeto.
Des proches de Mohamed Diallo ont indiqué qu’il a été détenu pendant 5 jours sans accès à un avocat ni possibilité de contact avec sa famille.
Libéré sous caution, il aurait subi des actes de maltraitance et d’intimidation liés à son engagement politique. Des menaces de mort anonymes auraient également été proférées à son encontre après sa libération, selon des membres de son entourage.

Pour en savoir plus sur son arrestation, Fatoumata Djénabou Diallo, sa mère, témoigne : « Le 6 janvier 2025, mon fils Mohamed Diallo est sorti pour participer à la manifestation pacifique à Conakry. Dans la soirée, on m’a informée qu’il avait été arrêté par les gendarmes à Bambeto et emmené à la gendarmerie de Hamdallaye. Pendant 5 jours, je n’ai eu aucune nouvelle de lui. J’étais très inquiète, je ne savais même pas s’il était encore en vie. Quand il est revenu, il était très fatigué et traumatisé, avec des marques sur le corps. Il m’a raconté qu’il avait été battu et interrogé sur ses activités politiques au sein de l’UFDG. Depuis ce jour, il ne dort plus bien et il a peur de sortir. Moi aussi, j’ai peur pour lui, car on continue à nous surveiller et à nous menacer. ».
Les organisations de défense des droits humains dénoncent une répression croissante des voix dissidentes en Guinée. Elles appellent les autorités à garantir le respect du droit de manifester pacifiquement et à libérer toutes les personnes arrêtées pour leurs opinions politiques.
NK Fofana.









