Heurté par le train de la « CBK » à l’âge de 9 ans, Yamoussa Bangoura se retrouve aujourd’hui abandonné à lui-même

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Yamoussa Bangoura souffre d’un handicape depuis l’âge de 9 ans. Son état est dû à un accident du train de la « CBK » qui lui a coûté ses deux mains et l’un de ses pieds. Le drame s’est produit le 03 novembre 2003 à Makia Touré, un quartier de la commune de Matoto. 17 ans après, il brise le silence et révèle qu’il n’a pas été pris en charge par la compagnie propriétaire dudit train.

 

 

 

Bien que tout-petit à l’époque où l’accident a eu lieu, Yamoussa Bangoura se souvient de son hospitalisation et des efforts fournis en sa faveur par ses parents.

« Au moment où cet accident m’arrivait, je revenais de l’école avec mes amis, mais je ne connais pas exactement ce qui s’est passé. Seul le tout-puissant Allah. C’est à l’hôpital que je me suis retrouvé dans un état très critique et j’ai fait une semaine de coma. Et le même jour, mes parents à tous les niveaux ont fait plusieurs démarches pour que la société CBK me prenne en charge. Mon oncle a même vendu sa voiture, mais hélas », raconte-t-il.

 

Notre interlocuteur affirme avoir mené lui-même des démarches auprès de la compagnie, du ministère de l’action sociale et d’autres départements ministériels pour sa prise en charge, mais en vain: « Je suis parti rencontrer les responsables de la CBK concernant ma prise en charge par leur société. Ils m’ont renvoyé vers l’AGUIPRES qui, selon eux, est mieux placée pour régler ma situation. Mais eux aussi m’ont fait comprendre qu’au moment où je subissais l’accident en 2003, qu’il n’y avait pas un contrat entre eux. Je suis encore reparti à la CBK, mais sans succès. C’est ainsi maintenant je suis parti au ministère de l’action sociale avec un courrier. Je suis parti aussi pour rencontrer la première dame de la république, Hadja Djene Kaba. Je suis parti également à l’ANAIM. Mais jusqu’à présent, je n’ai pas eu la chance de rencontrer ni la ministre de l’action sociale, la première dame ou le directeur général de l’ANAIM », révèle-t-il.

 

Partagé entre angoisse et désespoir, Yamoussa Bangoura sollicite l’aide des personnes de bonne volonté, surtout celle du président de la République, afin qu’il puisse subvenir aux besoins de sa petite famille et lancer sa propre entreprise. Ainsi, selon lui, il n’aura pas à vivre de la mendicité comme c’est le cas pour beaucoup de personnes de son état.

 

 

Mohamed KABA

655 32 69 66

 

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