À l’occasion de la cérémonie des vœux ce mercredi 7 janvier 2026, le président de la Haute Autorité de la Communication (HAC) a dressé un bilan sans concession. Entre célébration d’une « renaissance » médiatique et tacles à peine voilés contre les critiques internationales, Boubacar Yacine Diallo signe la fin d’une ère de dérives.
Le ton était à la fois solennel et victorieux. Devant un parterre de commissaires et de professionnels de l’information réunis au siège de l’institution, le président de la HAC a salué avec force le comportement des médias lors de la récente élection présidentielle. Répondant indirectement aux critiques de certaines organisations internationales, il a fermement défendu la maturité et la souveraineté des journalistes locaux.
Pour Boubacar Yacine Diallo, le constat est sans appel : la presse guinéenne a opéré une métamorphose nécessaire. Le secteur se serait enfin libéré des influences toxiques qui, selon lui, ternissaient son image.
« Je suis heureux aujourd’hui et fier de proclamer que la presse vient de renaître. Elle est une nouvelle presse, débarrassée de tout ce qui avait été injustement introduit et qui continuait à pervertir l’éthique, la déontologie et la bonne foi du journaliste », a-t-il déclaré avec force.
Le président de l’organe de régulation n’a pas mâché ses mots pour décrire les divisions passées. Utilisant une métaphore frappante, il a évoqué la présence ancienne de « sorciers » au sein de la corporation, dont les agissements rendaient toute autorégulation impossible.
Désormais, Boubacar Yacine Diallo affirme ne trouver que « des journalistes » sur l’ensemble du territoire. Selon lui, les pratiques occultes de certains, dont l’ensemble de la profession payait le prix fort, appartiennent désormais au passé.
« Aujourd’hui, nous pouvons nous regarder en face », a-t-il ajouté, martelant que cette presse assainie impose désormais le respect à ses interlocuteurs.
En concluant son discours, le patron de la HAC a présenté ce renouveau comme l’aboutissement d’un combat acharné mené par son institution. Pour lui, l’éviction des « éléments perturbateurs » permet enfin aux médias guinéens de s’aligner sur les standards d’excellence et de déontologie qu’exige le public.
Ba Sékou Soumah.









