C’est à travers une conférence de presse que le documentaire a été présenté ce mardi. Il est intitulé « Wamali », une expression en langue Soussou, qui signifie « aidez-la ». Il montre des filles et femmes victimes de violences sexuelles et physiques relater le sort subi. On y voit également les deux grands religieux du pays à savoir l’imam de la mosquée Fayçal et l’archevêque de Conakry, dénoncer
ces pratiques et préciser qu’aucune religion ne les cautionne. L’ONG « Amali » a pour objectif de lutter contre toute forme de violences et promouvoir l’éducation de la couche féminine.
l’ONG « AMALI » est l’ancienne de l’ASUFE-Guinée (association de secours d’urgence pour l’émancipation des femmes). Elle a changé de dénomination pour deux raisons. « La première, c’est parce qu’on a constaté qu’une autre ONG utilisait le même nom et on a jamais réussi à savoir comment. Ensuite on a constaté que l’ASUF était très difficile à retenir que ce soit pour les partenaires ou les personnes qu’on rencontrait lors de nos différentes actions sur le terrain. Donc a décidé de changer de nom par un nom local. On a réfléchi longtemps, on est parti sur des noms anglais, francophones et on a terminé par Amali« , explique la présidente Houraya Bah.
Pour faire connaître son documentaire au public, l’ONG AMALI envisage des projections suivies de débats sur le contenu dans différents lieux. Les écoles et villages sont les principales cibles.
« On passera dans les écoles, on ira dans les communes, villes et villages du pays. A partir de demain il y aura une projection et un débat pour permettre à ceux qui seront dans la salle de poser des questions. On a aussi une tournée qui commence dans les écoles. On est en train de choisir car on ne pourra malheureusement pas faire toutes les écoles. Mais on est en train de choisir celles où on touchera le maximum de personnes. Nous avons des études qui montrent qu’il y a beaucoup plus de viol dans ces endroits. Donc on commencera par là », ajoute Houraye Bah.
Les violences sexuelles et conjugales deviennent récurrentes en Guinée. L’autre forme de viol qui a pris de l’ampleur dans le pays, c’est celle sur mineures. Plusieurs cas ont été constatés ces derniers mois aussi bien à Conakry que dans les villes de l’intérieur. Ce qui signifie que le combat qui attend l’ONG AMALI est immese
Oury Maci Bah









