Depuis la prise du pouvoir par l’armée au Mali, le torchon brûle entre le peuple malien et la France engagée dans la lutte contre le terrorisme au Nord du pays. Ce désaccord né au tour du supposé arrivé des mercenaires Russes Wagner s’est aggravé suite aux propos discourtois du gouvernement français à l’égard de la junte au pouvoir soutenu par son peuple. En réponse à cette attitude, le gouvernement malien a sommé l’ambassadeur de la France au Mali de quitter son pays dans 72h. Ce bras de fer polarise l’attention de l’opinion internationale notamment des ressortissants du Mali à travers le monde. Dans un entretien accordé a notre Rédaction le jeudi, 03 février 2022, le président du Haut conseil des maliens de Guinée s’est prononcé sur cette situation.
A l’entame de ses propos, Mohamed Sidibé, a rappelé que tout est parti de la volonté du peuple malien qui aspire à un changement dans la gestion de son pays.
« Les maliens sont descendu dans la rue pour réclamer le changement et suite a ces revendications, les patriotiques de l’armée a agit pour procéder au changement. Et les maliens sont dans la logique de faire un nouveau départ pour le Mali c’est ce que nous appelons le Mali nouveau. Les jalons du Mali nouveau ne sont pas posé d’abord et les gens veulent coûte que coûte des élections parce qu’ils veulent ramener les politiciens à leur solde, les politiciens qui seront pour eux, leurs marionnettes au pouvoir pour continuer à exploiter le peuple malien, la misère du peuple malien et continuer a entretenir l’insécurité totale au Mali. C’est ce que le peuple malien a refusé. Donc face a celui-ci, la France n’a pas trouvé d’autres moyens que de qualifier d’illégal, d’illégitime les autorités de la transition qui ont un soutien populaire. Alors la question est simple, si vous ne reconnaissez pas un État, vous ne respectez pas ses autorités vous ne pouvez laisser votre ambassadeur auprès de ces autorités. Donc le Mali a juste demandé a l’ambassadeur de rentrer chez lui, de clarifier la position de son gouvernement. S’ils sont dans la logique de reconnaitre et de travailler avec le gouvernement du Mali, il est la bienvenue, si c’est pas le cas, ils n’ont qu’a attendre jusqu’à ce qu’il y ait un gouvernement qu’ils reconnaissent après ils envoient leur ambassadeur au près de ce gouvernement », rappelle t-il.
Le président du Haut conseil des maliens de Guinée a souligné que ça fait huit ans que la France entretien le flou artistique autour de la situation du Mali.
« La France évolue au Mali sans jamais apporter la sécurité. Dès lors que les maliens ont décidé tourner vers de nouveaux partenaires ils ont commencé à diaboliser le peuple, ils ont commencé à diaboliser les partenaires, ils ont commencé à faire de l’intoxication, ça ne marchera pas. Nous ne pouvons pas dire que la France est à la base de la situation au Nord du Mali mais nous disons seulement que la France a échoué au Mali dans la lutte contre le terrorisme. Pendant huit ans la France qui dispose de toute la technologie, elle n’arrive pas à venir à bout de quelques torroristes alors que en 2013 en moins d’une semaine la France avait libéré une grande partie du Mali. Les terroristes étaient amortis quand la France est intervenu et il a donné au Mali le goût d’inachever. Et quand elle a chassé les terroristes arrivé au Nord et plus précisément dans la région de Kidal elle a fait stoppé l’avancée des armées maliennes pour ramener les mêmes mouvements terroristes sous une autre forme. Elle les a installé à Kidal qui a échappé au contrôle du Mali depuis et qui entretenu et qui est devenu aujourd’hui le nid du terrorisme au Mali », déclare Mohamed Sidibé.
Au delà de cet incident diplomatique, le Malien est sous embargo de la CEDEAO et des organises sous régionaux depuis la prorogation de la durée de la transition à cinq ans. La BCEAO qui est une organisation financière a bloqué les comptes du gouvernement malien. Le président du Haut conseil des maliens de Guinée, s’insurge contre cette décision qu’il qualifie d’illégale. Il accuse ces organes sous régionaux d’être au solde de la France.
« Les textes fondamentaux de la BCEAO, ils ne peuvent pas bloqué mais puisque tous ces organes là, CEDEAO, BCEAO, UMOA tournent autour d’une politique qui est la France-Afrique, ils agissent à leur solde. Et nous, nous pensons que aujourd’hui le peuple africain est en train de prendre son destin à main et tôt ou tard les choses vont revenir à la normale. C’est vrai que les sanctions font souffrir parce que un pays continental, un pays qui n’a pas de littoral, il n’est même pas permis sur le plan mondial de sanctionner un pays qui n’a pas la mer. Tout cela ce fait parce qu’il y a une volonté de nuire, il y a une volonté faire souffrir le peuple malien pour les faire révolter contre le pouvoir mais c’est l’effet contraire qu’ils sont en train de récolter parce que tous les jours les maliens se mobilisent d’avantage pour soutenir le pouvoir et parmi ces maliens il y a les maliens de Guinée qui sont fortement mobilisé pour soutenir le pouvoir actuel », dénonce Mohamed Sidibé.
A en croire le président du Haut conseil des maliens de Guinée, la communauté malienne de Guinée à l’instar de leurs compatriotes du monde apporte son soutien moral, politique et matériel dans la mesure de ses mayens au pouvoir du Mali.
Facinet Camara 620794714.









