MEPU-A : Aboubacar Mandéla Camara passe la main à Oumar Sy à la législation scolaire

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Tenue ce Vendredi au ministère de l’Enseignement préuniversitaire et de l’Alphabétisation (MEPU-A) de la cérémonie de passation de service au poste de conseiller chargé de la législation. Au cours de cette rencontre, l’occasion a été donnée à Aboubacar Mandéla Camara de revenir sur son passage dans un domaine longtemps relégué au second plan.

 

Il a exprimé tout d’abord sa gratitude à Dieu, au Président de la République, aux ministres qui se sont succédés et qui lui ont accordé leur confiance, ainsi qu’à l’ensemble de ses collègues et collaborateurs.

Dans sa communication, Mandéla a surtout replacé sa nomination dans son contexte réel : celui d’un environnement administratif où la législation scolaire était marginalisée, voire considérée comme superflue. À son arrivée, les textes régissant le système éducatif étaient pour la plupart obsolètes, peu appliqués et souvent confinés aux tiroirs de l’administration. Dans certains cercles, le poste même de conseiller en législation scolaire faisait l’objet de contestations ouvertes.

Malgré ce contexte peu favorable, l’ancien conseiller a pu compter sur l’accompagnement des cadres et services du département. Cette synergie lui a permis de s’impliquer simultanément dans plus d’une vingtaine de commissions, comités et conseils d’administration, y compris dans d’autres départements ministériels, tout en traitant plus d’une centaine de dossiers sur une période de quatre ans.

Parmi les réalisations majeures mises en avant figure sa contribution à la crédibilisation des examens nationaux. La révision des règlements généraux, qu’il a pilotée, a permis de renforcer le dispositif organisationnel et sécuritaire, mettant fin aux fuites de sujets qui minaient la confiance dans le système. Durant quatre sessions consécutives, aucun cas de fuite de sujet n’a été signalé avant le lancement officiel des épreuves.

Sur le plan normatif, une dizaine de textes législatifs et réglementaires ont été actualisés ou élaborés et vulgarisés. D’autres documents sont encore en cours de validation.

L’un des projets les plus emblématiques demeure toutefois la journée des élites de l’école guinéenne, dont il a assuré la coordination générale. Cette initiative a permis de mobiliser environ six milliards de francs guinéens en faveur de 110 lauréats des examens nationaux de la session 2023, incluant des candidats en situation de handicap. L’événement, organisé au Chapiteau, a réuni de hautes autorités de l’État, des membres du gouvernement, des diplomates, des partenaires techniques et financiers ainsi que des acteurs sociaux.

À la suite de cette mobilisation exceptionnelle, le Président de la République a personnellement accordé une dotation de 50 millions de francs guinéens à chacun des bénéficiaires, soit un montant global de 5 milliards 500 millions de francs, complété par des dons en nature : ordinateurs, tablettes, billets d’avion et autres équipements. Un geste qui, selon les témoignages recueillis, a profondément transformé la vie de nombreuses familles modestes.

Plus récemment, Aboubacar Mandéla Camara a été porté à la tête du comité technique national chargé de l’élaboration d’une nouvelle politique nationale et d’une stratégie nationale de l’alimentation scolaire, en collaboration avec le Programme alimentaire mondial. Un travail stratégique qui devrait, dans les semaines à venir, doter la Guinée d’un cadre actualisé et cohérent en matière de nutrition scolaire.

Dans un esprit d’apaisement et de responsabilité, il a également tenu à présenter ses excuses à l’ensemble des collaborateurs qui auraient pu se sentir heurtés au cours des années de collaboration, rappelant que les divergences sont inhérentes au travail collectif. Il a insisté sur l’absence de toute rancune et réaffirmé sa disponibilité à continuer de servir l’administration.

Enfin, il a souhaité plein succès aux conseillers nouvellement nommés, avec une attention particulière pour son successeur, Oumar Sy, présenté comme un collaborateur de confiance, engagé de longue date sur les questions de législation scolaire.

Fait notable de cette passation : le ministre a instruit que les anciens conseillers continuent d’exercer leurs fonctions au sein des comités, conseils d’administration et instances techniques dont ils sont membres, jusqu’à nouvel ordre. Une décision qui consacre la reconnaissance de l’expertise accumulée et souligne que, malgré les changements de fonctions, le service de l’État demeure une mission permanente.

Mohamed Lamine Touré, secrétaire général du Réseau des Journalistes pour l’éducation Guinéenne

 

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