C’est effectif, la grève de quatre jours annoncée par le SNE et le SNAESURS, a été declanché ce vendredi 22 janvier, sur toute l’étendue du territoire national. Les deux centrales syndicales de l’éducation veulent contraindre l’Etat guinéen à payer les arriérés des primes d’incitations des enseignants. Cette grève qui a bouleversé le déroulement correct des cours dans les universités publiques et les centres de recherches, n’est pas suivie et considérée par les membres du SLECG.
Ces derniers décident à ne pas accompagner leurs camarades, dans leur revendication qui selon eux, est inopportune. Une manière pour eux de les répondre, quand ils ont refusé de les soutenir durant toutes les grèves organisées par le syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée.
Cette position est mal appréciée par le camarade Michel Pépé Balamou, secrétaire général du syndicat national de l’éducation. Du coup, il invite ses paires à la raison
« vous savez, comme s’ils veulent nous retourner l’ascenseur, mais nous, nous ne sommes pas inscrits dans cette dynamique, même pendant l’an deux (2) de la célébration du SNE, on leur a adressé les cartons d’invitation, ils n’ont pas daigné répondre et donc moi je pense que ils doivent avoir de la hauteur de vue, ils doivent prendre de la hauteur, d’autant plus que le combat que nous sommes en train de mener, ce n’est pas une nouvelle revendication, ce que les primes dont ils parlent, ils prennent, pourquoi ils ne refusent pas ces primes pour dire que ce n’est pas leur accord, ils prennent ces primes, et ça les bénéficie. Moi je pense qu’on doit taire nos égaux, on doit avoir en face, s’ils disent que nous n’avons pas suivi leur mot d’ordre de grevé, c’est à cause de ça aujourd’hui, eux aussi veulent nous retourner l’ascenseur, c’est un signe de bassesse, donc c’est eux qui devraient prendre la hauteur », a t’il précisé.
Mohamed KABA
655326966









