Politique : le président du parti PPD favorable à un éventuel report des législatives du 16 février prochain

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Les guinéens doivent aller aux élections législatives le 16 février prochain, selon le programme donné par la commission nationale électorale indépendante, la CENI. Mais cette date pourrait être reportée à l’allure où vont les choses, parce que les partis politiques en lice ont du mal à battre la campagne qui a débuté il y a de cela plus de deux semaines,  par faute de moyens. Et pourtant, l’organe chargé à l’organisation des élections en Guinée, doit donner à chaque parti 30 % de sa caution. Mais tel n’est pas le cas, la CENI étant en difficulté financière, a préféré de garder le silence, elle aurait même saisit la cour constitutionnelle pour le report de l’élection du 16 février 2020.


Une chose qui ne sera pas mauvaise selon El Hadj Aboubacar Diallo, président du parti pour la paix et le développement. Il estime que d’ailleurs cette action pourrait contribuer à la décrispation de la crise sociale et permettre aussi aux formations politiques qui ont  boudé le scrutin, de revenir à leurs meilleurs sentiments. Il a fait cette annonce lors d’un entretien qu’il a accordé à notre rédaction.


« le nom de notre parti, c’est pour la paix et le développement, tout ce qui peut être fait pour qu’il y ait une élection beaucoup moins inclusive, qu’il y ait moins de contestations, que cette élection soit acceptée par les différents acteurs, tout ce qui peut concourir à ça, nous sommes pour ça. Maintenant dire qu’elle sera reportée, si l’objectif de ce report,  c’est essayer de faire en sorte  que certaines anomalies soient corrigées, faire en sorte que certains acteurs qui n’ont pas voulu venir, puissent entrer, c’est tant mieux. On a rien contre ça, parce que nous voulons une élection qui sera moins contestée, c’est sûr et certain qu’il n’y a pas une élection juste ou parfaite, non », a laissé entendre le patron du parti PPD.


La question de savoir si le retour des grandes formations politique ne va réduire les chances du parti pour la paix et le développement, son président se montre rassuré quant à la victoire de son camp  le jour des élections.


« Je vais vous dire une chose, nous avons été à une première  élection en 2018 où toutes les grandes formations politiques ont pris part, malgré on ne nous donnait aucune chance, on a tiré notre épingle du jeu et nous avons eu quelques élus. Moi qui suis devant vous, je suis un conseiller communal de la commune de Ratoma que tout le monde dit imprenable, on a vu des partis de 1992 qui n’ont eu aucun conseiller ici. A Labé, il y a des partis qui ont présenté des candidats, mais lis n’ont rien eu, et nous, nous avons eu. Qu’ils viennent ou pas, cela ne va pas réduire notre chance parce que ce qui ont confiance à notre parti à travers nos messages et notre projet de société, vont voter pour nous », reste optimiste El Hadj Aboubacar Diallo. 


Comme tout bon guinéen, le parti pour la paix et le développement par la voix de son président, a condamné les violences qui ont occasionné des morts et la destruction des biens publics et privés que le pays traverse actuellement. Il a aussi condamné le comportement des forces de l’ordre qui torturent des paisibles  citoyens guinéens pendant les différentes manifestations. Surtout le dernier cas qui vient de se produire à Wanindara,  où il un policier a trainé par terre une femme nourrice.

Mohamed KABA655 32 69 66         

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