Présidentielle 2025 : l’ONASUR et la Commission de Suivi du Code de Bonne Conduite des partis politiques réaffirment leur engagement pour la transparence

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À un mois des élections prévues le 28 décembre, l’ONASUR se montre déterminé en faveur de la transparence. C’est dans ce cadre que cet organe observatoire des scrutins en Guinée, crée en septembre dernier par décret présidentiel, ce conformément à la nouvelle Constitution, a tenu mercredi une réunion d’échange  avec la Commission de suivi du code de bonne conduite des partis politiques en Guinée. 

Adopté en 2008 par les 142 partis alors légalement reconnus, le Code de bonne conduite constitue depuis lors un pilier essentiel de la paix, de la transparence et de la responsabilité durant les processus électoraux. La Commission de suivi, chargée de son application, joue un rôle déterminant : vulgarisation du document, formation des acteurs, accompagnement des initiatives de prévention des conflits et promotion de la cohésion sociale.

Au cœur de ce dispositif, le Code de Bonne Conduite établit un engagement moral et politique. Il vise à encadrer les pratiques des partis afin de renforcer la concertation, instaurer un climat de confiance et garantir le respect des règles démocratiques. Ses objectifs incluent la promotion d’élections inclusives et transparentes, la sensibilisation des citoyens pour une participation massive, ainsi que la prévention des discours de haine et de la violence politique.

La Commission nationale de Bonne Conduite, composée de neuf membres, s’appuie sur plusieurs sous-commissions, notamment celles en charge de la sensibilisation, de la gestion des conflits, ainsi que les structures locales implantées dans les différentes préfectures. Elle collabore également avec des partenaires tels que le Cadre de concertation des femmes des partis politiques. Dans sa version actualisée, seuls les partis conformes demeurent intégrés au mécanisme, traduisant une volonté de renforcer l’exigence démocratique.

La rencontre du 25 novembre a permis de dresser un état des lieux complet des actions en cours. Les discussions ont notamment porté sur la nécessité d’une communication électorale apaisée, la transparence dans la remontée des résultats, la formation des représentants des partis et la mobilisation accrue des organisations de la société civile. Dr Kouréissy Condé a rappelé qu’il reste cinq places disponibles pour les superviseurs nationaux, afin d’associer davantage la Commission au processus de supervision.

Alors que neuf candidats sont en lice pour le scrutin du 28 décembre, présenté comme historique, un nouveau modèle d’organisation conforme aux standards internationaux a été dévoilé. Celui-ci distingue un pôle chargé de la conformité juridique et un autre dédié à la gestion opérationnelle. L’ONASUR a également annoncé que tout acteur non intégré au dispositif pourrait bénéficier d’une formation pour exercer un rôle d’observation citoyenne.

Le président Kouréissy a toutefois souligné certaines difficultés persistantes, liées notamment au déficit de concertation et à une culture démocratique encore fragile. L’ambition affichée est de restaurer un dialogue constructif, de favoriser l’adhésion collective aux règles démocratiques et de promouvoir un climat social apaisé, condition indispensable à la fourniture de services publics de qualité.

La rencontre du 25 novembre 2025 a ainsi confirmé la volonté commune des acteurs politiques, institutionnels et de la société civile de garantir un processus électoral transparent, crédible et pacifique. La poursuite des efforts de formation, de sensibilisation et de renforcement des mécanismes de supervision apparaît plus que jamais essentielle pour assurer le bon déroulement des prochaines échéances électorales et consolider durablement la démocratie en République de Guinée.

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