Dans le cadre des préparatifs des prochaines échéances électorales, la Direction Générale des Élections (DGE) a organisé, ce mardi 23 décembre 2025, une session d’orientation stratégique à l’intention des observateurs nationaux et internationaux. Cette initiative, conduite par la Directrice générale, Mme Djénabou Touré, s’inscrit dans une démarche visant à renforcer la transparence et la crédibilité du processus électoral.

L’objectif principal de cette rencontre était de fournir aux acteurs de l’observation électorale une lecture claire et précise du cadre institutionnel, ainsi que de l’état d’avancement des opérations. Selon Mme Djénabou Touré, la maîtrise des textes constitue le socle d’une mission d’observation réussie.
« En matière d’observation électorale, il est essentiel d’expliquer le cadre légal, le niveau d’exécution des activités et le déroulement du vote, ainsi que les droits et devoirs des observateurs, conformément aux lois nationales et aux standards internationaux », a-t-elle souligné.

L’un des points saillants de cette session a porté sur l’usage des technologies en milieu électoral. Si le téléphone portable est toléré à l’intérieur du bureau de vote, son utilisation est désormais formellement interdite dans l’isoloir. Cette disposition, introduite par le nouveau Code électoral, vise à garantir le secret du vote et à lutter contre l’achat de conscience.
« Les téléphones sont autorisés à l’intérieur du bureau de vote, mais strictement interdits dans l’isoloir. Tout appareil capable de photographier le bulletin est proscrit », a précisé la Directrice générale.
Autre innovation majeure : la suppression de l’enveloppe électorale. La Guinée adopte désormais un bulletin de vote unique, hautement sécurisé, rendant ainsi l’enveloppe superflue.
« La Guinée utilise un bulletin de vote unique et sécurisé. Dans ce contexte, l’enveloppe n’est plus nécessaire », a expliqué Mme Touré, justifiant l’investissement consenti dans la qualité du matériel électoral.

Enfin, la DGE a tenu à rappeler la ligne rouge à ne pas franchir : la non-ingérence. Le rôle de l’observateur se limite strictement à l’observation et à la consignation des faits, sans aucune intervention dans le déroulement du processus.
« Les observateurs ne doivent ni interroger les membres des bureaux de vote sur les candidats, ni s’immiscer dans le vote, le dépouillement ou la centralisation. Un observateur observe, note et rend compte à son institution. Il n’a pas vocation à intervenir », a martelé Mme Touré, rappelant que ces principes sont conformes aux normes internationales en matière d’observation électorale.
À travers cette session d’information, la Direction Générale des Élections réaffirme son engagement à organiser un scrutin transparent et crédible. Pour l’institution, la clarification des règles demeure un levier fondamental pour instaurer un climat de confiance entre les autorités électorales, les observateurs et les citoyens guinéens.
Ba Sékou Soumah.









