Rentrée scolaire 2022-2023 en Guinée : « A date, nous sommes à 99% des préparatifs », rassure le principal du collège de Sonfonia Rails

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Dans dix jours exactement, les élèves reprendront le chemin de l’école en Guinée. Au collège de Sonfonia Rails, un établissement public situé en haute banlieue de Conakry, tout est presque déjà prêt. C’est ce qui ressort d’un entretien que le principal a accordé ce samedi, 24 septembre 2022, à un de nos reporters.

 

Il s’agit de Djemoudou Sangaré. A l’en croire, les préparatifs pour la rentrée scolaire 2022-2023 sont presque terminés dans son école.

« Depuis le 15 septembre dernier qui est la date de la rentrée administrative, nous sommes sur place pour permettre de préparer la rentrée académique prévue le 4 octobre prochain. A date, nous sommes à 99% des préparatifs pour accueillir les enfants. Vous avez constaté tout à l’heure, dans la cour de l’école, l’assainissement est terminé et nous avons bénéficié de la rénovation de la part du département. Donc, sur ce point, nous n’avons pas de soucis à nous faire. En ce qui concerne la rentrée scolaire, le problème plus crucial c’est l’emploi du temps. Mais à ce niveau, nous sommes aussi en avance et nous avons fini d’élaborer l’emploi du temps général et individuel que nous allons remettre au personnel enseignant au cours d’une réunion prévue aujourd’hui même à l’école. Toujours dans ces préparatifs, les cahiers de textes, registres d’appel pour contrôler la présence des élèves, sont tous prêts et à jour pour démarrer les cours à la date indiquée », a-t-il fait savoir.

L’autre sujet abordé par notre interlocuteur, c’est la collaboration entre lui et le corps enseignant dudit collège. A propos, il a assuré que tout est au beau fixe.

« Quand vous parlez de l’encadrement, il faut forcément faire recours au personnel enseignant. Nous sommes tous des enseignants. Il y a une parfaite collaboration entre nous, et ce qui fait dès que vous venez à l’école et que vous avez du mal à faire la différence entre nous parce qu’il y a de l’harmonie. Cette réunion qui va d’ailleurs se tenir aujourd’hui est dans le but de faire le bilan de l’année 2021-2022, ce qui a marché et qui n’a pas fonctionné et les dispositions à prendre pour cette nouvelle année académique 2022-2023 et d’autres sujets. En plus, les documents seront remis aux enseignants pour les situer puisqu’ils iront dans les écoles privées aussi pour tenir les deux bouts et nous voulons qu’ils aient le programme du public pour que cela soit respecté », a dit Djemoudou Sangaré.

Poursuivant, il est revenu sur l’interdiction d’une pratique devenue récurrente dans les écoles publiques du pays.

« Pas seulement qu’ici. Il y avait une vieille pratique dans les écoles. Le département a écrit à toutes les IRE (inspections régionales de l’éducation), DPE (directions préfectorales de l’éducation), DCE (directions communales de l’éducation) et aux chefs d’établissements concernant l’utilisation des stagiaires et substituts. Il faut avouer que les titulaires laissaient beaucoup plus de temps aux stagiaires pour s’occuper des cours dans les privées vu que de côté il y a plus de rigueur et d’exigence. Là-bas, tu es payé en fonction du temps des cours dispensés et le département a analysé la situation. Cette année, la pratique est proscrite complètement. Il y aura des visites de terrain pour voir effectivement la présence des enseignants titulaires et cela sera débattu au cours de la réunion pour que chacun sache ce qui l’attend.
Nous déjà, avant même la prise de cette décision, avons entamé à l’appliquer dans notre établissement. Tu envoies un stagiaire ou substitut pour te remplacer, il ne rentre pas et nous avons averti plusieurs fois les enseignants par rapport à ça et ils ont compris et l’ont respecté », a-t-il laissé entendre avant d’ajouter : « Nous avons un comité composé d’élèves avec qui d’ailleurs nous tenons des réunions. Nous partons toujours vers eux pour leur expliquer que nous voulons mettre fin à une certaine pratique. Nous avons le mât après la montée des couleurs et aussi dans les salles de classes pour plus d’informations sur la pratique que nous ne voulons plus voir. On leur dit voici ce que nous ne voulons et voilà ce qui est normal de faire désormais à l’école. Finalement avec l’appui de leurs camarades via le comité, ils arrivent à comprendre mieux. Mais comme chaque société il y a des récalcitrants. Nous avons une salle de rééducation ici et eux-mêmes l’ont surnommé salle de la mort. Dans cette salle, ils sont soumis aux travaux de récitation forcée des cours avant de sortir de la punition. Ils ont compris et ceux qui voulaient dérailler se sont ressaisis. En plus, ce sont des enfants. Vouloir créer de mythique entre vous, ce n’est bon. Partez vers eux et montrez leur que vous êtes leur autorité, mais aussi des êtres humains et ils comprendront mieux pour mettre de côté les comportements absurdes ».

Pour terminer, Djemoudou Sangaré a adressé un message aux encadreurs des autres écoles et au ministère de l’éducation nationale.

« La formation commence d’abord chez l’enseignant qui doit se former, lire à la maison avant les salles de classes pour transmettre d’une belle manière le savoir aux enfants. Aux autorités de penser aux enseignants sur leurs conditions de vie, de travail et de salaire parce que si l’enseignant sort de la maison sans rien laisser à madame, il sera partagé entre la classe et la maison. Nous demandons humblement aux autorités d’y penser pour que les cours ne soient pas bâclés et que l’enseignant soit corps et âme dans la salle pour satisfaire les élèves », a-t-il conclu.

Mohamed Diakité
627 10 61 56.

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