Le Collectif des victimes de Kaporo-Rails, Kipé 2 et Dimess ne croit pas aux éclaircissements du ministre de la ville et de l’aménagement du territoire sur la décision de celui-ci de fermer les cimetières de Bambeto et de Kaporo-Rails. Dans l’émission Mirador de ce lundi, Docteur Ibrahima Kourouma a indiqué qu’il s’agit d’une fermeture provisoire pour faciliter les travaux prévus dans la zone abritant ces deux cimetières. Mais pour le porte-parole dudit collectif, il n’y rien de rassurant avec l’homme fort du département de la ville et de l’aménagement du territoire.
« Nous, en tout cas, on ne croit pas à ses propos. Ce n’est pas une première. En 2019 il (Ibrahima Kourouma) avait dit, en venant à Kaporo-Rails, que c’était pour enlever des encombrants physiques (véhicules, baraques et autres). Finalement, il s’est attaqué aux maisons. Donc pour nous, il est toujours dans sa logique, c’est-à-dire remplir ses comptes en banque », dit Mamadou Samba Sow au téléphone d’un reporter de Fatalainfos.com, qui l’a joint.
Poursuivant, l’interlocuteur estime que le gouvernement guinéen est dans une volonté de :« revendre la zone aux entreprises ». C’est pourquoi, argumente-t-il, ce même gouvernement : « veut effacer toutes les traces humaines qui y existent ».
La fermeture annoncée des cimetières de Bambeto et de Kaporo-Rails amène Samba Sow à se poser plusieurs questions.
« Est-ce qu’il(le ministre Ibrahima Kourouma) peut nous dire où les habitants de Bambéto, Kipé, Koloma, Kaporo et Démoudoula vont enterrer des corps pendant ce temps? Ou bien il n’y aura plus de morts ? Ou bien quand il y aura des morts les gens seront libres d’aller déposer des corps devant son domicile ? », se demande-t-il.
Agnès Damba









