Sit-in des étudiants à Sonfonia : « Si ces recteurs veulent 200 milliards, qu’ils aillent au trésor public,(Kabinet Keita)

0
324

Comme nous l’annoncions dans l’une de nos dépêches, des étudiants en colère contre la cherté des frais d’inscriptions et ré-inscriptions, ont manifesté ce jeudi 10 décembre 2020, leur ras-le-bol à l’UGLC-Sonfonia quand il était 11h, heure de pause.

Ils dénoncent la hausse des frais d’inscription et de réinscription fixés à 200 000 pour les nouveaux et 250 000 FG pour les anciens.
« Cette scandaleuse affaire de 200 000 et 250 000 FG au titre des frais d’inscriptions et de ré-inscriptions, nous réfusons nous étudiants de Guinée de payer; 50 000 FG c’est bon. C’est ça notre message 50 000 FG ou rien. Nos universités ne sont pas des centres d’affaires. Et à partir de là, nous allons boycotter ce processus dans nos départements pour dénoncer cette situation macabre. S’ils (les recteurs) veulent empocher 200 milliards, qu’ils aillent au trésor public. Ici nous sommes des pauvres étudiants, nous n’avons rien », dénonce Kabinet Keita, président de l’Association Scolaire et Estudiantine de Guinée_ASEG.

Pendant ce temps, certains ont déjà payé leurs réinscriptions à ce prix. L’étudiant estime que le nombre d’étudiants qui n’ont pas souscrit à ce processus sont considérable : « Ceux qui se sont réinscrits, c’est une marge très faible. L’exemple que vous voyez là, c’est la majorité des Étudiants qui ne se sont pas encore réinscrits. Donc nous réfusons jusqu’à preuve de contraire de nous réinscrire tant que c’est à 250 000 francs », a martelé l’étudiant.

Un message qui semble tombé dans de bonnes oreilles de ses collègues. Ces étudiants venus s’associer pour la même cause, ont affiché leur indignation. « Nous sommes des simples étudiants et étudiantes, nous ne pouvons pas payer 250 000 fg étant des étudiants. Nous ne travaillons pas. Où allons nous enlever cet argent, ou bien voulez vous qu’on vole? », s’interroge t-elle.

Pour cet autre, cette revendication vient à point nommer. Il pense que L’État a fait beaucoup d’efforts dans d’autres secteurs mais ils sont ignoré. « Cette revendication m’apparaît normale; et on en avait besoin mais on avait pas des gens motivés pour faire cette dénonciation. Dans un État, il ne faut voir pas voir seulement l’armée ou faire des décrèts pour améliorer leur condition de vie. C’est nécessaire mais ce qui est très important, c’est d’améliorer les conditions de vie des étudiants parce qu’aucun pays ne peut avancer quand les jeunes sont mal formés. Nous voulons 50 000 FG comme frais de réinscription parce qu’ils sont payés. Imaginez un étudiant qui n’a pas ses parents en vie, comment il va se réinscrire? C’est impossible. Que l’État pense à nous! », a poussé cet étudiant de L3, droit.

À ajouter que ce sit-in qui s’est déroulé devant l’enceinte de l’Université de Sonfonia n’a enregistré aucun incident.

Agnès Damba.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici