Sortie de l’ONU : Réactions croisées de l’OGDH et FNDT

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Les réactions se multiplient suite à ce qu’ont peut appeler un « rappel à l’ordre » de l’Organisation des Nations Unies à la junte guinéenne sur l’interdiction des manifestations. Pour le vice-président de l’Organisation Guinéenne des Droits de l’Homme, Maitre Amadou DS Bah, la décision est d’autant plus salutaire que ses conclusions pourraient faire fléchir la Guinée au respect des droits humains. Alors que de son côté, Kéamou Bogola Haba, coordinateur national du Front National pour la Défense de la Transition demande à l’institution de revoir sa position face à la situation du pays.

Dans une déclaration hier jeudi, l’ONU a demandé à la junte guinéenne de rétablir le droit de manifester sur la voie publique après son interdiction par les nouvelles autorités de Conakry. Une mesure tout à fait normale dans un État de droit :  » nous nous pensons que c’est salutaire parce que la Guinée a ratifié toutes les conventions et traités internationaux notamment en matière de droit de l’homme. Donc si les Nations unies s’intéressent à cette question nous pensons que c’est important. Et je espérons que le CNRD va revenir à la raison pour qu’il change la méthode de gérer la transition afin que les citoyens puissent exercer librement leur droit de manifester sur les places publiques. Ce qui est d’ailleurs légal  », a salué Maitre Amadou DS Bah.
Certes, le droit de manifester est un droit inaliénable mais l’autoriser à l’heure actuelle en Guinée peut être préjudiciable:  » Je crois que nous devrons être responsables. Personne ne va mourir parce qu’on a refusé de manifester dans les rues. Mais nous pouvons bien sûr avoir des conséquences si nous autorisons ce désordre. Aujourd’hui avec cette position belliqueuse que les uns et les autres sont entrain de montrer comme on n’a vu le 28 septembre 2009, je pense que personne n’a intérêt à ce que ces mêmes se reproduisent sous cette transition  », a exprimé Kéamou Bogola Haba, coordinateur national du FNDT.
Selon le vice-président de l’OGDH, le CNRD à lui seul, ne peut gérer cette transition. C’est pourquoi il les conseille d’être ouverts à l’implication de la communauté internationale :  » ‘ous pensons que le CNRD est conscient du rôle historique qu’il est entrain de jouer dans notre pays donc l’implication de la communauté internationale c’est de les aider à gérer correctement cette transition. Donc au lieu interdire les manifestants, il devrait impliquer tous les acteurs politiques peut-être qu’on ne parlera même pas de manifestations  », a sollicité l’activiste des droits de l’homme.
L’ancien porte-parole de l’ANAD, une coalition dirigée par Cellou Dalein Diallo pense plutôt que les guinéens devraient se ressaisir et profiter de ce moment avec l’avènement du CNRD, qui a libéré tout un peuple le 05 septembre 2021:  » ce n’est pas le fait de nous priver le droit de marcher que nous devrons dire que la Guinée est devenue un pays rétrograde, non!. C’est juste un temps. Nous avons vu avant le 05 septembre 2021, certains ne pouvaient même pas sortir du pays et d’autres étaient privés de beaucoup de leurs droits. C’est l’arrivée du CNRD qui a libéré tout le monde  », a-t-il ajouté.
A travers les médias, les sièges des partis politiques et autres canaux de communication, le coordinateur national du FNDT invite ses anciens collègues à utiliser ces moyens pour exprimer leurs opinions afin d’éviter à la Guinée, un autre 28 septembre.

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