Dans cet hôpital situé entre les quartiers T6 et Enta, les patients sont confrontés à une surpopulation dans les chambres de soins. Au service de pédiatrie, par exemple, sillonné par l’un de nos reporters, c’est jusqu’à trois malades (bébés ou enfants) par lit, sans compter les mères qui accompagnent souvent les accompagnent.
Lors de notre constat, une mère était allongée sur un banc dans le couloir d’attente, faute de lits disponibles dans les deux chambres de soins à la pédiatrie. Elle est arrivée à 3 h du matin. Son enfant souffrait de diarrhée.
À son arrivée, les médecins de garde dormaient déjà. Elle a donc dû attendre le lever du jour pour espérer que son enfant soit placé en soins.

Dans cet hôpital, le manque de place dans les services n’est pas le seul problème pour les patients. Le coût des soins représente également un casse-tête.
La consultation seule coûte 75 000 francs guinéens, dont 35 000 à régler à l’accueil, où un reçu est remis ainsi qu’un document mentionnant l’identité de la personne accompagnant le patient, et 30 000 en salle de consultation.
Pour la pose d’une perfusion sur un bébé ou un enfant, quel que soit son âge, le prix varie entre 150 000 et 250 000 francs guinéens. La pharmacie de l’hôpital constitue un autre casse-tête pour les patients. Les médicaments y sont excessivement chers et aucun rabais n’est accordé.
La Rédaction.









