L’ex-homme fort du Burkina Faso, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, est désormais aux mains des autorités burkinabè. Interpellé au Togo le 16 janvier dernier, il a été remis aux services de sécurité de son pays dès le lendemain.
C’est un tournant majeur dans les relations sécuritaires entre Lomé et Ouagadougou. Paul-Henri Sandaogo Damiba, qui vivait en exil au Togo depuis sa chute en septembre 2022, a été arrêté en exécution d’un mandat d’arrêt international.
Du palais présidentiel à l’extradition
Tombeur de Roch Marc Christian Kaboré le 24 janvier 2022 (avant d’être renversé huit mois plus tard par le capitaine Ibrahim Traoré), l’officier était dans le viseur de la justice militaire de son pays. Son nom a été cité de manière récurrente dans les récentes tentatives de déstabilisation et de coup d’État dénoncées par le pouvoir actuel.
Les chefs d’accusation
Selon les informations émanant des autorités, l’ancien chef de la transition est poursuivi pour plusieurs infractions graves, notamment :
Corruption et détournement de deniers publics ;
Incitation à des crimes et délits ;
Complicité d’atteinte à la sûreté de l’État.
Le Togo, un allié stratégique pour Ibrahim Traoré
Cette extradition souligne la singularité diplomatique du Togo dans la sous-région. Alors que les tensions sont vives entre la CEDEAO et les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES), Lomé maintient des liens étroits et une coopération sécuritaire active avec le régime de transition burkinabè.
La Rédaction.









