Tombolia plateau: Un militaire tire à bout portant sur un jeune

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Dans la nuit du lundi à mardi, un agent de l’état major détaché de la société « Guinée Industrie » a assassiné un jeune de la trentaine au quartier Tombolia plateau-rail aux environs de 3 heures.

Selon Adjudant Mamady Bayo, témoin oculaire de la scène les deux se sont discutés et voir même échangés des coups de poing. Alors qu’ils pensaient les séparer et calmer la situation, c’est en ce moment que son collègue est parti chercher son arme à la maison pour donner la mort à son adversaire :  » Le Monsieur (l’assassin) est venu nous trouver, il était avec trois de ses amis. (…) c’était entre 2h et 3h du matin. Ensuite, ils se sont déplacés. Peu de temps après, il est revenu seul, c’est un militaire et j’aurais même appris qu’il est un adjudant en service au BATA. Quand il est revenu, il nous a dit « je suis revenu encore ». Donc dans nos causeries, ils se sont disputés et ils se sont jetés l’un sur l’autre. J’ai essayé de les séparer et quand on les a séparés, le frère de la victime qui est mon ami a giflé son jeune-frère à deux reprises en disant que tu ne sais pas que c’est un militaire ? Si tu te fous de lui, cela signifie que tu t’ai foutu de moi. C’est ainsi que moi j’ai pris le petit pour l’envoyer au niveau des rails. Et le monsieur a fuit pour partir à la maison. Quant il est parti, je pensais que s’était fini. Djah il parti prendre son PMAK. Il est venu avec son arme et avant de rentrer au couloir où nous étions, il a commencé à tirer Pam Pam Pam à l’air. J’étais avec le petit et dès que le petit lui a vu, il s’est levé et il lui a dit << maintenant, tue moi, tue moi>>. C’est en ce moment qu’il a tiré tiré et la balle a atteint le petit au niveau de la cuisse et moi je me suis jeté à terre et le gars a pris la fuite  », a raconté Mamady Bayo, agent de l’état major de la Guinée Industrie-GI et ami du frère de la victime.

Saikou Yaya Baldé en service du Haut Commandement de la Gendarmerie nationale, et frère de la victime, qui été alerté par des coups de fusil alors qu’il était rentré après la séparation des bagarreurs dit être informé de la mauvaise nouvelle par son ami :  » J’ai entendu le bruit de l’arme, et je suis sortie étant un militaire. (…) Comme vous savez, nous sommes dans un coin qui n’est pas loin de l’axe le Prince. Donc dès que j’ai entendu les tirs, j’ai porté ma tenue pensant que c’était les bandits sans savoir que c’est mon jeune frère qu’on a tiré déçu. D’une seule voix, j’ai entendu mon ami me dire (fait sortir la moto, fait sortir la moto, sinon le petit va mourir). On a fait sortir la moto et il m’a demandé qu’on va où ? Je lui dis qu’on partait à l’hôpital. Il m’a dit que la moto ne pourra pas nous conduire. On est parti au carrefour pour voir si on pouvait trouver un pick-up, mais fort malheureusement, nous n’avons rien pas trouvé. On est allé à la centrale de Sonfonia et là, nous avons trouvé des jupes (voitures) là-bas. Je leur ai dis de m’aider avoir une des voitures pour accompagner mon frère mourant à l’hôpital. Ils ont refusé. Donc on n’a pris la moto nous trois. Arrivés à Foulamadina, mon ami dit il faut freiner, le petit est décédé. Ainsi nous nous sommes retournés avec le corps à la maison  » a t-il déploré.

Depuis qu’il est parti en cavale après avoir commis cet acte, l’assassin du jeune n’est pas encore retrouvé.

Agnès Damba

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