Un père assassiné pour 750 francs guinéens : le coupable témoigne dix ans plus tard

0
147

C’est une rancune d’enfance qui avait tourné au pire dans une famille à Pita. Elle datait de plus de 30 ans. En 2016, elle a conduit à un meurtre. Le père, à l’époque âgé de 75 ans et gravement malade, était seul dans sa chambre lorsque son fils lui a écrasé la tête à coups de pilon.

Le jeune, bien que désormais atteint de dépression mentale, se souvient encore de son crime.

« Un jour, j’ai été renvoyé de l’école pour 750 francs guinéens. Je suis rentré chez moi le dire à mon père. Il m’a répondu qu’il se fichait que j’étudie ou non. À cause de ça, j’ai dû quitter l’école », raconte-t-il sous couvert d’anonymat.

Selon lui, ce qui l’a le plus énervé, ce n’est pas le refus de son père de payer les 750 francs, mais sa préférence pour son propre frère jumeau.

« Je suis jumeau. Les 750 francs étaient aussi réclamés à mon jumeau. Papa a payé pour lui, mais a refusé de faire de même pour moi. Je me suis senti moins aimé, et ça m’a mis en colère. Dès lors, j’ai décidé le tuer tôt ou tard », expliqua-t-il.

Après avoir commis le meurtre, il a pris la fuite. Mais sa cavale a été de courte durée. Au beau milieu de la nuit du crime, il est revenu chez lui. Il ignorait que sa famille et le voisinage étaient en alerte, esperant le moindre signe de lui pour lui mettre la main dessus.

Fnalement, il a été arrêté et remis aux autorités. Mais les enquêteurs ont rapidement constaté son instabilité mentale. Ils ont fait appel à deux de ses frères pour en savoir plus sur lui.

Lorsqu’ils ont obtenu les informations dont ils avaient besoin, ils ont conclu que l’erreur a été de laisser le meurtrier seul avec ses parents. Ils ont ajouté que sa place n’était pas en famille, mais dans un centre de traitement, étant donné que sa maladie mentale commençait déjà à se manifester.

Après plusieurs jours de détention, il a été libéré. ​​Malgré le crime qu’il a commis contre son père, il continue de vivre avec sa famille. Il est actuellement seul avec sa mère et l’une de ses sœurs.

Son instabilité mentale est périodique. Notre entretien avec lui a eu lieu lors d’un de ses moments d’homme en situation mentale visiblement normale.

Il ne regrette pas d’avoir tué son père. Il l’affirme sans la moindre gêne. D’après lui, il rêvait de devenir un cadre. Il reproche à son père de l’avoir condamné à l’illettrisme.

La Rédaction 

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici