L’ONG Mafubo Guinée avec l’appui du ministère des droits et de l’autonomisation des femmes a organisé ce mercredi 10 mars 2021 , un atelier de formation sur les Violences Basées sur le Genre à l’intention des femmes religieuses.
Pendant deux jours, les participantes à cet atelier dont le thème est ‘’ Briser le silence sur les VBG en Guinée ‘’ devraient être capables de restituer à leurs concitoyens le danger de ce fléau. C’est à l’église Kérith sise à Soumabossia dans la commune de Ratoma qui a servi de cadre à la rencontre.
Elles sont une trentaine de femmes et des jeunes filles musulmanes et chrétiennes conviées à cet atelier. Durant 48 heures, elles seront outillées sur les notions de prévention et la sensibilisation sur les Violences Basées sur le Genre en Guinée. « C’est pour expliquer ce fléau aux femmes dans la communauté avec des mots très simples. Quand vous (femmes) vous êtes victimes de bastonnade jusqu’à vous enfler l’œil même si c’est votre voisin, il faut qu’il sache que ce n’est pas comme ça qu’on se comporte dans la société. Donc aller vers la loi ce n’est pas une mauvaise chose en soi c’est aussi de faire respecter la loi » a expliqué Liliane Haba coordinatrice de MAFUBO GUINÉE.
En Guinée, beaucoup d’efforts ont été déployés par les autorités pour mettre fin à cette pratique mais les statistiques restent toujours alarmantes sur les VBG et la MGF.
Souleymane Camara est le Point focal du ministère des droits et de l’autonomisation des femmes. « Les MGF par exemple la prévalence au niveau de la tranche d’âge des filles à risque de 0 à 14 ans est de 39%. Le ministère avec l’appui des paretenaires s’est engagé à reduire de 15% dans l’espace de quatre ans. Sur le mariage des enfants, une fille sur deux suivant l’enquête démographique est mariée avant 18 ans c’est assez préoccupants. En 2020 on n’a dénombré près de 374 cas de viols », a-t-il expliqué.
Les participantes à cet atelier comptent aller vers les populations pour restituer le message.
Rebéca Hadja Haba. « D’abord c’est une bonne chose d’y participer. Après cette formation je vais vers mes amis pour les conseiller afin qu’elles puissent exposer les cas pour que nous puissions mettre fin à ce phénomène.
Denise Aphéguine. « J’aimerais aller vers ces personnes qui ont peur de dénoncer pour leur dire que y’a de l’espoir encore. Parce que plus on en parle plus la plaie se guérie et plus on se libère’’, a t’elle promis.
Agnès Damba









