Journée des jeunes filles : la plaidoirie du Club des Jeunes Filles Leaders de Guinée

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Célébrée le 11 octobre de chaque année, la journée internationale des jeunes filles initiée par l’UNICEF au sein des Nations-Unies, vise à promouvoir les droits des filles et dénoncer l’inégalité entre les sexes. À Conakry, l’occasion a été mise à profit par le Club des Jeunes Filles Leaders de Guinée, une association qui se bat pour la cause des filles sans défense, d’interpeller les autorités sur l’ampleur du viol sur mineurs qui demeure toujours.

 

 

Déclaration.

 » En Guinée, plus de 455 cas de viols ont été déclarés depuis le 1er janvier 2020 à maintenant. Étant donné qu’ils constituent une atteinte grave aux droits fondamentaux, les cas de viols prennent de plus en plus d’ampleur surtout au cours des dernières années.

Plusieurs familles se voient confronter à ce fléau sans pour autant pouvoir changer grand chose à cause de la précarité de leur situation économique, de la non prise en charge des victimes mais aussi de la faible application des testes juridiques qui régissent notre société sur les questions de protection de la jeune fille.

Les conséquences néfastes de la violence sexuelle n’affectent pas seulement les filles, mais également les familles, leur communauté,… Ces conséquences sur la santé physique , sexuelle, mentale des femmes et des filles sont multiples. Elles peuvent être immédiates ou de long terme, et incluent la mort soit par homicide ou par suicide. La violence sexuelle a des effets négatifs sur le bien-être général des filles et les empêcher pleinement à la vie sociale.

 

En outre, les coûts des violences sexuelles sont très élèves. Ils peuvent se traduire aussi bien par des conséquences en matière de soins de santé et des frais juridiques que par une perte de productivité ».

 

UNE RÉPONSE LOCALE ET HISTORIQUE S’IMPOSE.

 

Au titre de grands défis, sous consortium des organisations de la société civile féministes Guinéennes « attirons l’attention du Gouvernement, du Législatif, du Judiciaire et des partenaires au développement » sur l’urgence de renforcer l’environnement qui protège la fille contre ces pratiques néfastes plus particulièrement les violences sexuelles et aussi d’améliorer le dispositif national de la prise en charge des victimes et de riposte contre les violences sexuelles faites aux jeunes filles.

 

C’est à ce titre que nous profitons de l’instant présent commémoratif de la journée internationale de la jeune fille pour plaider l’État et ses partenaires à la « construction d’un entre multisectoriel et pluridisciplinaire  de prise en charge des victimes de violents sexuelles ».

 

Dans la perspective d’une réponse holistique prenant en compte de la prise en psycho médicale, sociale et juridique pour les victimes, ce centre se veut aussi un espace d’éducation sexuelle et de développement des compétences de vie saine.

 

NOUS MARCHONS ENSEMBLE POUR BRISER LA CHAINE.

 

Connaissant votre engagement et conscients de l’exigence d’une démarche collective, concertée et ordonnée, nous collectif des organisations, prenons l’engagement solennel de marcher à vos côtés pour qu’ensemble et un seul, nous puissions briser la chaine de propagation des violences sexuelles et espérer à zéro violence à l’horizon 2030 conformément aux engagements mondiaux et africains.

 

Club des Jeunes Filles Leaders de Guinée

Club pour l’émergence féminine

Club des jeunes filles battantes et libres

Association des filles et femmes de Guinée

Filles et femmes pour le développement DSH_Guinée.

 

Agnès Demba.

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