Marie Gomez sur la journée des jeunes filles en Guinée : « 148 cas de viol recensés en 2020 » par l’OPROGEM

0
274

C’est une statistique qui relance le débat sur le cas de viol basé sur le genre en Guinée. Cette journée commémorative pour la cause des jeunes filles est une occasion de nous inspirer de leur mobilisation mais aussi et surtout de dénoncer l’inégalité entre les sexes. C’est pourquoi en janvier 2011 grâce à l’Assemblée générale des Nations-Unies, elle a été adoptée le 11 octobre de la même année.

 

 

Selon la Directrice générale adjointe de l’Office de Protection du Genre de l’enfance et des Mœurs, leur service constate les faits, réuni les preuves, arrête les présumés violeurs et les défère devant les tribunaux  »Nous en tant qu’auxiliaires de la justice, nous constatons l’infraction à la loi pénale, nous réunissons les preuves et nous arrêtons les présumés auteurs pour les envoyer devant les tribunaux compétents. Quant aux victimes,nous les référons à la médecine légale pour avoir des preuves parce que sans le rapport médico-légal qui doit accompagner la victime, le dossier peut partir à la justice et être classé sans suite. Donc à priori, dès que nous sommes alertés d’un cas de viol sur une tiers personne ou une personne X, nous référons le présumé coupable à un médecin legiste, et après cette étape nous essayons de mettre en oeuvre pour interpeler le mis en cause » a expliqué Marie Gomes.

 

Au cours de cette année, le Ministère de la sécurité et de la protection civile, à travers la direction de l’OPROGEM a recensé plusieurs cas de viol.  »l’OPROGEM est représentée dans les 33 préfectures du pays et la zone spéciale de Conakry avec ses dix commissariats centraux nous avons recensés 148 cas uniquement de viol en un trimestre. Sinon il y’a d’autres cas de viol liés au VBG que nous avons reçus » a t_elle précisée.

 

Dans cet entretien exclusif accordé à fatalainfos.com la commissaire principale indique que certains parents de victimes en complicité avec leurs bourreaux essayent très souvent d’étouffer des cas. « Il y’a même des parents des victimes qui viennent chez nous par des lettres de désistement. Mais je vous avoue que que le désistement n’éteint pas l’action publique même si vous en tant que parent de la victime vous déposer une demande de désistement, la procédure suit son cours normal devant les tribunaux compétents », conclu t’elle.

 

Agnès Demba

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici