
Les élections communales et législatives de ce dimanche 31 mai 2026 ont débuté dans une morosité sans précédent. Notre équipe de reportage s’est déployée très tôt dans la matinée pour faire le tour de plusieurs centres de vote de la commune urbaine de Boké, afin de suivre le coup d’envoi de ce double scrutin.
Du collège Filira à l’école du Centre, en passant par les écoles primaires de Donghol et de Correrah, le constat sur le terrain est partout le même : un retard important a été accusé dans l’ouverture des bureaux de vote.
Selon nos informations, ce démarrage tardif s’explique par plusieurs couacs logistiques : un manque de préparation des membres des bureaux, des problèmes liés au système de recrutement en ligne, le fait que certains agents n’aient pas suivi la formation requise, ou encore une mauvaise répartition du personnel et des forces de sécurité sur le terrain.
Au collège Filira, à notre arrivée à 6h30, le matériel électoral était bien en place et les membres s’affairaient à préparer les salles. En revanche, un seul agent de sécurité était présent à notre départ.
Direction ensuite l’école primaire de Donghol. Là-bas, la situation s’avérait plus préoccupante : à 7h10, aucun kit électoral n’était encore visible, malgré la présence du personnel et des forces de l’ordre.
À l’école du Centre, vers 7h15, aucune salle n’était prête alors que les premiers électeurs attendaient déjà devant les portes. C’est finalement à 8 heures que les opérations de vote ont pu démarrer. Notre équipe s’est ensuite rendue à Correrah, un quartier périphérique de la commune urbaine, où le ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Aménagement du Territoire, Mohamed Lamine Sy Savané, a accompli son devoir civique.
Au-delà de ces retards, le fait marquant de cette matinée reste le manque d’engouement. L’ambiance demeure particulièrement morose et l’affluence est très timide pour l’instant. Un constat largement partagé par nos confrères qui sillonnent d’autres centres de la ville.
Il faut tout de même noter que les observateurs de la CEDEAO ainsi qu’un représentant de la Cour suprême sont actuellement sur le terrain pour veiller à la régularité et à la crédibilité du processus.
Nous continuons de faire le tour des bureaux de vote pour vous faire vivre, en temps réel, les évolutions de cette journée électorale.
Mohamed Abdallah Gandéka






