Le prix officiel d’un timbre n’est pas respecté à la mairie de Ratoma. Au lieu de 2 000 francs, il s’y vend à 5 000 francs guinéens, soit une augmentation en catimini de 3 000 francs guinéens. Pour toucher du doigt cette réalité, notre rédaction a dépêché un journaliste sur place. À l’état civil, comme d’habitude, ça grouille de monde, venu pour divers documents nécessitant un timbre. Mais cet autocollant n’est pas vendu à son prix officiel.
De ce côté-ci, il coûte plutôt 5 000 francs guinéens. Un tarif à prendre ou à laisser. Pourtant, sur chaque timbre, 2 000 francs sont mentionnés comme prix officiel. Pas de temps pour la personne chargée de la vente d’expliquer pourquoi ce prix n’est plus appliqué. Quiconque tente de comprendre cette incohérence se voit rapidement prier de partir ou d’aller en acheter ailleurs.
De la mairie de Ratoma, notre reporter s’est rendu au tribunal de Dixinn. Contrairement à notre premier lieu de constat, le prix officiel du timbre est respecté dans cette instance judiciaire.
La mairie de Ratoma s’avère être un lieu où obtenir des documents relève du parcours du combattant. À titre d’exemple, les actes de naissance. Bien qu’officiellement gratuits, ils continuent d’y être payants au retrait.
Oury Maci Bah pour Fatalainfos.com









