Kissidougou : Un homme violemment agressé par sa famille après sa conversion à l’islam

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L’intolérance religieuse a pris une tournure dramatique pour Jean Fara. Un an après s’être converti à l’islam, ce jeune homme porte encore les stigmates physiques d’une agression sauvage perpétrée par ses propres proches. Récit d’un calvaire.

 

​Un retour au village qui vire au cauchemar

​Tout commence il y a un an à Bailobaya. Jean Fara décide de changer de foi et officialise sa conversion dans la nouvelle mosquée du quartier. Un choix spirituel qu’il pensait libre, mais qui va rapidement transformer sa vie en un véritable enfer.

​Deux semaines après cet acte, Jean se rend à Kissidougou pour assister à un mariage familial. Il était loin d’imaginer que ce voyage marquerait la fin de ses rapports avec les siens.

« Ils m’ont roué de coups jusqu’à me casser le bras »

​L’accueil est glacial. À peine arrivé, le verdict tombe : son père le désavoue.

« Mon père m’a dit qu’il ne me reconnaissait plus et que je devais retourner immédiatement à Conakry. Quand j’ai cherché à comprendre, il m’a giflé. C’est alors que mes frères se sont jetés sur moi. Ils m’ont roué de coups jusqu’à me casser le bras droit », confie la victime, encore marquée par la violence de la scène.

​Expulsé du domicile familial après avoir été passé à tabac, Jean trouve refuge chez un ami d’enfance. Ce dernier l’oriente vers un guérisseur traditionnel pour réduire la fracture et panser ses plaies. Une fois la douleur stabilisée, il regagne Conakry, le corps brisé mais la foi intacte.

​Un appel au secours pour des soins médicaux

​Aujourd’hui, Jean Fara n’est toujours pas rétabli. Les séquelles de sa fracture au bras droit handicapent son quotidien. Mercredi soir, il est retourné à la mosquée de Bailobaya — là où tout a commencé — non pas pour prier seul, mais pour témoigner et solliciter de l’aide.

​Le jeune homme espère pouvoir se rendre au Sénégal pour bénéficier de soins orthopédiques plus approfondis, mais les moyens financiers lui font cruellement défaut. Son histoire, partagée entre douleur et résilience, interpelle désormais la communauté.

​Oury Maci Bah pour Fatalainfos.com

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