Coût de l’internet en Guinée : Rose Pola Pricemou tente d’éteindre l’incendie

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Ciblée par une vague d’indignation après ses récentes déclarations sur les tarifs de la data, la ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Économie numérique sort du silence. Entre mea-culpa et défense de son bilan, elle reconnaît désormais que « les indicateurs ne remplacent pas le vécu des Guinéens ».

 

Critiquée pour avoir jugé le coût de l’internet « avantageux » en Guinée, Rose Pola Pricemou a choisi Facebook pour répondre à la polémique. Dans un exercice de pédagogie politique, la ministre tente de concilier la froideur des statistiques économiques avec la réalité sociale d’un service devenu essentiel.

« L’internet n’est plus un luxe »

Dès l’entame de son message, la ministre joue la carte de l’empathie : « Je vous lis. Je vous entends. Et je comprends ce que vos réactions traduisent ». Exit le discours technocratique, Rose Pola Pricemou admet que la connexion est désormais un « besoin vital » pour l’éducation et l’entrepreneuriat.

Elle explique que ses propos précédents s’appuyaient sur le rebasage du PIB en 2025, un indicateur international qui place théoriquement la Guinée dans une position compétitive. Mais elle concède l’essentiel : « Un indicateur ne remplace jamais ce que vous vivez chaque jour ».

Un bilan d’infrastructures en quête d’impact

Pour justifier l’action du gouvernement, la ministre a énuméré les chantiers structurants de l’année 2025 :

Dorsale nationale : Déploiement de 12 000 km de fibre optique et quadruplement de la capacité du backbone.

Souveraineté numérique : Lancement du Datacenter national et gestion locale du domaine « .GN ».

Baisse des prix : Une réduction annoncée de 25 % du coût de détail en 2025, et de 50 % sur les tarifs de gros depuis 2021.

Le défi de l’accessibilité

En 2026, l’ambition affichée est de connecter 2 200 écoles supplémentaires. Le défi reste immense. Car au-delà des discours, le « juge de paix » restera le débit affiché sur les smartphones, de Kaloum à Nzérékoré, et surtout, le prix que les jeunes entrepreneurs devront payer pour exister sur la scène mondiale.

La ministre a posé les fondations. Reste maintenant à savoir si l’édifice sera réellement accessible à tous les Guinéens ou s’il demeurera une prouesse technique réservée à une élite connectée.

Ba sekou Soumah pour Fatalainfos.com

 

 

 

 

 

 

 

 

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