Décès de Gadiry de l’OGDH et son frère cadet : des acteurs politiques et société civile guinéenne se souviennent d’eux

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Décédé mardi 26 octobre 2020 des suites d’un arrêt cardiaque à la polyclinique de Dixinn, Abdoul Gadiry Diallo président de l’Organisation Guinéenne des Droits de l’Homme et du Citoyen (OGDH) laisse sa corporation orpheline et aussi sa famille biologique. Ce fervent défenseur des droits humains était sympa et ami à la presse. Certes marié, il meurt à 70 ans en laissant derrière lui, une veuve mais sans enfant biologique. À la maison mortuaire de Cameroun, ses proches et collaborateurs lui ont tous rendu un dernier hommage.

 

 

 

 

Amadou Maka Diallo l’un des frères du défunt explique dans quelles circonstances ses frères sont morts :  » Mon grand frère se plaignait de fatigue depuis cinq jours et il a vu son médecin qui lui a prescrit des médicaments qu’il prenait. Hier matin dans les environs de cinq heures, il a eu des complications respiratoires, déjà il avait des antécédents cardiaques, c’est ainsi qu’on l’a admis à la polyclinique de Dixinn chez son médecin traitant Dr Barry. Aussitôt qu’on est arrivé on l’a admis à la réanimation parce qu’il avait du mal à respirer. On a fait un traitement d’urgence au bout d’une heure trente minutes, et c’est au cours de cet instant qu’il a rendu l’âme. Donc il est mort des suites d’un arrêt cardiaque », quant au décès de ce mercredi 28 octobre 2020 d’Idrissa Diallo frère cadet de Gadiry, venu de Boké pour les obsèques du frère aîné, Amadou Maka précise  » Malheureusement l’un de nos frères était venu ce matin de Boké pour le décès, et il a fait une crise sous le coup de l’émotion, on l’a pris pour l’amener à l’hôpital mais avant d’y arriver, il a rendu l’âme ».

 

 

 

L’homme était aussi un membre au sein du FNDC. Abdourahmane Sanoh coordinateur de la plateforme reconnaît le rôle que le disparu jouait pour leur cause.  »Il occupait une place importante au sein du FNDC mais le front n’était qu’une étape du combat de sa vie. Gadiry a passé des décennies à se battre pour des libertés publiques, pour le respect des droits humains, à défendre des plus démunis, des gens victimes d’injustice ici et ailleurs. C’est ce qui est beaucoup important pour nous que ce qui faisant au nom du FNDC. Mais quoiqu’il laisse un vide immense à notre niveau mais dans une certaines mesures rassurée du fait, en tant que maître, il a su préparer des jeunes pour pouvoir combler le vide qu’il laisse comme s’il savait qu’un être humain n’est jamais indispensable ».

 

 

 

Représentant son parti aux obsèques, Aliou Condé l’un des vice-présidents de l’UFDG, pense que ce décès est une grosse perte pour la Guinée. Il témoigne que le désormais ancien défenseur des droits de l’homme était un Homme de valeur et de culture. Ce qui lui avait permis de défendre le droit hors de nos frontières pendant quelques années  » Gadiry était spécialiste des droits humains à tel enseigne que la communauté internationale l’avait retenu comme étant l’un de ses responsables au Burundi. Je croie qu’il y a servi pendant au moins quatre ans comme représentant des droits de l’homme dans ce pays. Le Burundi était un pays douloureux, et il a vecu cette expérience. Nous avions besoin de son expérience pour essayer de nous aider de résoudre la crise que nous traversons actuellement. Nous savions que c’est quelqu’un qui a apporté une contribution de qualité dans le débat. Il a toujours été au dessus de la mêlée et il n’a pas manqué de pointer du doigt ce qui ne marchait pas. Il n’avait pas sa langue dans sa poche ».

 

 

Fana Emmanuel Bamba, président de la Ligue Guinéenne de l’Homme (LIGUIDHO) se trouve lui aussi dans un sentiment de tristesse et de désolation. Il défend que le regretté était un baobab en matière des droits de l’homme  » C’est grâce à lui que beaucoup de jeunes défenseurs des droits de l’homme ont pu connaître ce qu’on appelle « les droits humains comment il faut assurer sa protection », En ajoutant que c’est un vide qui été laissé et difficile à combler.

 

Me Abdoul Gadiry et son frère cadet Idrissa Diallo, ont tous été enterrés au cimetière de Cameroun après la prière de 14 heures, et c’est là qu’ils vont désormais reposer en paix.

Que la terre leur soit légère ! Amen

 

Agnès Demba.

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