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lundi, janvier 30, 2023

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Justice guinéenne : N’na Fanta Camara, donneuse de fausses grossesses, condamnée à 5 ans de prison ferme 

Autre verdict dans les tribunaux guinéens. Après Ibrahima Sort Camara de l’UFDG, c’est celui de N’na Fanta Camara prétendue tradipraticienne, donneuse de fausses grossesses, à cinq années d’emprisonnement ferme par le TPI de mafanco ce lundi 9 avril 2018, avec le paiement d’une amende de 1 milliard 500 million de francs guinéens. 

C’est en présence d’une forte mobilisation des victimes de N’na Fanta Camara, donneuse de fausses grossesses, que le tribunal s’est prononcé sur le sort de cette prétendue tradi praticienne. N’nah Fanta Camara et ses acolytes, M’mah Soumah et Étienne Gbanamou, sont reconnus coupable des faits qui leur sont reprochés.
Pour ce faire, «le tribunal reçoit la constitution de partie civile des dames victimes, représentées par madame Aïcha Touré et y faisant droit, condamne Fanta CAMARA, M’mah SOUMAH et Étienne Ghanamou au paiement solidaire de la somme d’un milliard cinq cent millions de francs guinéens, au profit des parties civiles et pour toute cause de préjudice confondue» a déclaré Fatou Bangoura, présidente du TPI de mafanco. N’nah Fanta CAMARA écope de cinq ans de prison ferme pour des faits de répression, tandis que M’mah SOUMAH écope de trois ans d’emprisonnement ferme et Étienne Gbanamou de quatre ans de prison ferme. Au sortir de la salle d’audience, les victimes de cette prétendue guérisseuse traditionnelle ont manifesté leur colère face à la décision du tribunal. Les larmes aux yeux, l’une d’elles s’exprime : «nous ne sommes pas satisfaites, ce qu’elle a fait, on veut qu’on la condamne à mort, à perpétuité» s’exclame t-elle à gorge déployée.
Pour maître Cellou Kamano, avocat de la partie civile, le verdict rendu par le tribunal constitue la plus lourde peine que la loi prévoit dans les cas pour lesquels N’nah Fanta et ses acolytes ont été inculpés. Il dit cependant être insatisfait par rapport à la réparation du préjudice causer sur les victimes qui sont au nombre de huit cent personnes. «les femmes souffrent sérieusement, elles ont aujourd’hui un problème de santé très grave, alors leur accorder un milliard cinq cent millions de francs guinéens comme réparation de leurs préjudices, je penses que la réparation du préjudice n’a pas été concluant» s’insurge cet avocat à la cour.
Il faut préciser que M’mah Soumah et N’nah Fanta Camara sont toutes deux condamnées pour des faits d’administration de substances féminines, escroquerie et mise en danger de la vie d’autrui et complicité. Étienne GBANAMOU est pour sa part reproché d’exercice illégale de la profession de médecine en usurpation de titre et de fonction.

AS

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