La Cour d’appel de Conakry a rendu le 12 octobre dernier son arrêt dans le bras de fer qui oppose Abdoulaye Camara à son collègue Abdoulaye Sow, se réclamant tous secrétaire général de l’Union syndicale des travailleurs de Guinée (USTG). Le président en charge de ce dossier qui date depuis 2018 a donné raison au camp d’Abdoulaye Camara élu au congrès de Mamou. Cette décision n’est pas du goût du camp déchu, qui conteste farouchement la décision, estimant que la vérité n’a pas été dite dans cette affaire.
Dans une conférence de presse ce mardi, 19 octobre 2021, Abdoulaye Sow est revenu sur la genèse de cette affaire et tractations judiciaires qui ont minées le procès.
« Nos amis qui sont parti à Mamou sont venu fort de leurs relations porter plainte pour invalider notre congrès, d’annuler notre congrès. Ils sont allé au tribunal de travail sensé de juger les affaires syndicales, les affaires sociales. Le tribunal du travail après examen du dossier a dit que ce groupe n’a pas qualité à porter plainte contre l’USTG donc ce tribunal n’a pas la compétence. Ils sont venu au tribunal de première instance de Kaloum, ils ont tenté de corrompre la présidente qui est resté ferme, droit dans ses bottes dans le cadre du respect des lois. Elle a dit qu’elle est incompétence pour juger cette affaire. Ça c’était pour nous déguerpir de notre siège et invalidé notre congrès. Ils sont revenu vers cette dame pour lui dure désormais ce n’est pas pour nous déguerpir mais c’est pour invalider purement et simplement notre congrès. Elle a répondu qu’elle n’a pas compétence du jugement ce dossier. Fort des relations qu’ils avaient auprès du gouvernement, disons auprès de ces juges, ils transporté le problème au niveau de la Cour d’Appel de Conakry », explique t-il.

Abdoulaye Sow, a rappelé qu’à la Cour d’Appel de Conakry, il y avait un président qui s’appelle monsieur Drame et madame Doukouré qui est la présidente de la cinquième chambre qui se sont chargé du dossier. Mais à leur fort étonnement, l’actuel président de la Cour d’Appel de Conakry qu’il a d’ailleurs qualifié de militant s’est accaparé du dossier.
« L’actuel président était à la Cour Suprême, il s’occupait d’une chambre pénale comme c’est un militant, c’est le juge militant, il s’est battu bec et ongle pour revenir à la Cour d’Appel de Conakry. A l’époque le Ministre maitre Sacko a refusé le connaissant. C’est un juge militant, foncièrement corrompu, il a tout fait pour revenir à la Cour d’Appel. Il s’est battu dès l’instant que Maître Cheick Sacko a démissionné après il a profité de l’occasion pour se faire muté à la Cour d’Appel de Conakry. Quand il est arrivé, fort de ses relations avec le groupe de Mamou et certains acolytes de la présidence il a pris le dossier parce qu’il deux volets du dossier, il y a le volet déguerpissement et le volet d’invalidation de notre congrès. Il a fait une jonction des dossiers, il a dit que lui, il est compétent alors qu’il ne l’est pas. Alors il a fait ses manigances, il a essayé de vouloir juger cette affaire, notre avocat comprenant sa position et ses accointances avec les autres a refusé. Lorsque notre avocat a compris que cette Cour d’Appel d’abord n’a pas compétence, elle ne devrait pas jugé cette affaire, il l’a récusé. Mais le premier président Saïdou Keita a refusé que Madame Doukouré soit récusé dans cette affaire connaissant la manigance, donc elle est resté sur cette affaire », a t-il ajouté.
Abdoulaye Sow affirme que leur avocat a saisi la Cour Suprême pour pouvoir retiré le dossier dans les mains Dame Doukouré. Mais contre toute attente, cette dernière aurait profité de la prise de pouvoir du CNRD pour rendre sa décision sans aucun fondement juridique.
« Normalement lorsque la Cour Suprême est saisi, les jugent s’abstiennent mais elle a continué. Elle a profité de cette période de crise, de l’incertitude qu’elle a pour sans nous infirmé, sans informé notre avocat rendre ce fameux jugement. C’est une décision familiale qui n’est fondée sur rien parce que notre congrès a été claire. C’est un jugement bancal fondé sur du faux qui a été rendu », soutien Camarade Sow.
Après l’arrêt de la Cour d’Appel, Maitre Salifou Beavogui, leur avocat s’est pourvu en cassation. Cependant, Abdoulaye Sow sollicite l’implication du CNRD dans ce bras de fer qui oppose les deux fractions de l’USTG.
« Nous sommes respectueux de la justice, notre avocat s’est pourvu en cassation. Donc a date ils ne peuvent rien faire et nous souhaitons par rapport à cela que le CNRD dont l’avènement a suscité un engouement populaire en Guinée et a dit haut et fort que la justice sera la boussole pour tout action en Guinée doit être la justice. Pour freiner les anciennes pratiques, les pratiques d’un autre âge, les pratiques qui gangrènent aujourd’hui notre justice, des pratiques qui font que aucun guinéen n’a la confiance à notre justice à cause des juges véreux de cette trame là puissent être extirpé au sein de notre justice. Nous souhaitons que le CNRD prenne ce dossier pour que ça soir un exemple. Il permette à chaque juge qu’on ne plus faire ce qu’on faisait avant et qu’on extirpe des rangs de la justice des juges militants, ce qui appartenaient au RPG arc-en-ciel, que ces juges là soient extirpés au rang parce que ce jugement est une honte pour notre pays », a t-il lancé.
En attendant, la décision de la Cour Suprême, Maître Salifou Beavogui, avocat du camp Abdoulaye Sow a invité les parties au procès à la retenue. Il a ensuite souligné que son client reste et demeure secrétaire général légal de l’USTG jusqu’à ce la Cour Suprême se prononce.
Facinet Camara 620794714.









