Prison civile de Pita : « Je n’avais le droit de me laver que toutes les deux semaines », témoigne un ancien détenu. 

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Libéré il y a cinq (5) mois, Hamidou Sow était incarcéré à la prison civile de Pita pour port de fusil traditionnel chasse. Il avait été arrêté suite aux affrontements survenus en novembre 2025 entre jeunes de Maci et de Gongoré, deux sous-préfectures voisines, toutes relevant de la préfecture de Pita. 

 

Il a passé un an en détention. Condamné à deux ans de prison, dont un avec sursis, il dit avoir vécu le pire durant ses douze mois sous les verrous.

« Pendant les quatre premiers mois, je n’avais le droit de me laver que toutes les deux semaines. J’étais enfermé jour et nuit. Dans ma cellule, nous étions 26 détenus. Pas une seule ouverture pour avoir l’air. C’était comme vivre dans un four », raconte-t-il.

Le refus aux détenus de se laver tous les jours n’est pas le seul calvaire dont se souvient Hamidou Sow. Selon lui, l’autre aspect infernal était la nourriture.

« Tous les matins à 8 heures, on nous servait de la bouillie sans sucre ni sel. Puis, à 15 heures, on nous servait du riz avec une sauce sans sel ni Maggi. C’était comme s’ils versaient simplement de l’eau dessus, c’était répugnant. À moins d’avoir de l’argent ou qu’un visiteur nous apporte à manger, après le repas de 15 heures, on nous servait à nouveau le lendemain à la même heure », explique-t-il.

Hamidou Sow a également été incarcéré à la maison centrale de Conakry. Cet emprisonnement a précédé celui qu’il a vécu à Pita. Mais, en comparaison, il trouve le centre pénitencier de Conakry préférable.

D’après lui, dans cette prison, la plus grande de Guinée, il est au moins possible de faire des affaires. Il dit y avoir gagné jusqu’à 7 millions de francs guinéens durant ses 30 jours d’incarcération.

 

Oury Maci Bah pour Fatalainfos.com

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