Meurtre d’un père de famille à Tountouroun : le présumé auteur réclame son intégration dans l’armée

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Le présumé auteur du meurtre d’un père de famille à Tountouroun, une sous-préfecture située à une douzaine de kilomètres de Labé, a reconnu publiquement les faits ce lundi, lors de sa présentation à la presse par les services de sécurité.

 

Face aux journalistes, le suspect, qui s’est présenté sous le nom de Boubacar Diallo, a relaté sans détour les circonstances du drame.

« Nous partions pour une autre opération visant un commerçant. En cours de route, nous avons percuté un motocycliste. Il s’est relevé et s’est dirigé vers nous avec colère. J’ai cru qu’il voulait s’emparer de mon arme, alors je lui ai tiré dessus avant de poursuivre notre route », a-t-il déclaré.

Selon ses explications, après le tir, il ne s’est pas soucié du sort de la victime. Son objectif, dit-il, était de poursuivre leur mission contre un autre commerçant ciblé par leur réseau criminel.

Mais la situation a rapidement tourné au drame pour le groupe. Le fusil utilisé lors de l’attaque se serait déclenché accidentellement, blessant grièvement l’un de ses complices. Pris de panique, Boubacar Diallo affirme avoir ramené ce dernier à son domicile avant de faire appel à un médecin, qui aurait recommandé son évacuation immédiate vers l’hôpital régional de Labé.

C’est à leur arrivée dans l’établissement sanitaire que les deux hommes ont été interpellés par les forces de sécurité, puis conduits au commissariat central de Labé. Par la suite, quatre autres présumés membres du réseau ont également été arrêtés.

Au cours de sa déclaration, le suspect a aussi reconnu son implication présumée dans plusieurs autres affaires criminelles.

Interrogé sur le message qu’il souhaitait adresser aux autorités, Boubacar Diallo a répondu :

« Je demande pardon et je souhaite être intégré dans l’armée. »

Des propos qui rappellent, pour de nombreux observateurs, l’époque du célèbre procès de Mathias, ce bandit notoire qui avait semé la terreur à Conakry dans les années 1990 et qui détaillait également ses crimes devant la justice sans le moindre remords apparent.

L’enquête se poursuit afin de retrouver les autres membres du réseau, toujours en fuite. Les six suspects déjà arrêtés auraient été interpellés en possession d’armes de guerre.

Oury Maci Bah pour Fatalainfos.com

 

 

 

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