Recrudescence de la violence en Guinée : CONAPEG s’engage à faire de la paix, son cheval de bataille

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Dans le cadre de la mise en place de la coalition nationale pour la paix et l’entente en Guinée (CONAPEG), le groupe d’action pour la paix et l’entente (GAPE), a tenu ce vendredi, 09 octobre  des assises des acteurs sur la paix à Conakry. Cette rencontre a regroupé des participants venus des structures de la société civile, du syndicat, des coordinations régionales ainsi que d’autres organisations qui œuvrent dans la sauvegarde de la paix dans notre pays. Elhadj Moussa Solano, coordinateur nationale du Groupe d’action pour la paix et l’entente est revenu sur leur motivation.

 

 

« On vient maintenant de gravir un échelon, en mettant en place la coalition nationale des acteurs sociaux pour la paix et l’entente. Nous avons été fouillé en quelque peu par la situation canillac de notre pays. C’est-à-dire dans ces dernières années, nous assistons à la recrudescence de la violence, l’installation des tumultes. Je crois que ce sont des choses qui sont difficiles à gérer dans notre pays. Nous nous sommes dit qu’il était important de monter d’un cran par rapport à l’organisation des structures qui se chargent de la prise en compte de la paix en Guinée. C’est vraiment que chacun parle de paix, chacun interpelle les autorités sur la paix mais nous avons rarement compris que cette interpellation s’arrête là, elle ne se concrétise pas par les actions concrètes, par une démarche cohérente, par une démarche coexistence », a t-il indiqué.

 

Selon lui, la CONAPEG vise à créer une synergie d’action entre les acteurs sociaux évoluant dans le domaine de la préservation de la paix.

« Donc, nous nous sommes dit de mettre en place une structure et cela nous avons été davantage confortés parce qu’à l’occasion du 62ème anniversaire de notre indépendance, le Chef de l’État a dans sa déclaration fait mention de la nécessité de la paix. Ce qui veut dire que lui-même tient à la paix, donc nous sommes ragaillardis et donc nous voulons par notre attitude, par notre action montrer au Chef de l’État que nous voulons également le soutenir dans cette action  pour qu’il ait la paix en Guinée. Et de notre part la question de la paix peut-être sacerdoces. C’est pourquoi,  nous du Groupe d’action pour la paix et l’entente, avons dit qu’il faut associer d’autres acteurs de la paix. Nous sommes très étendus  dans le pays mais cela ne suffit pas, il faut que nous puissions de fédérer, que nous puissions mettre en place une synergie avec d’autres organisations, avec d’autres structures qui distillent par leurs mécanismes les messages de paix beaucoup plus rapidement que les structures qui nous représentent sur le terrain. C’est pourquoi nous avons décidé aujourd’hui de mettre ensemble les acteurs sociaux, la société civile, les syndicats, les associations, les plateformes, les coordinations régionales et toutes les autres organisations qui capables d’aller dans le sens des objectifs que nous nous sommes assignés. Ce sont ces organisations que nous avons mises  ensemble aujourd’hui pour leur dire que nous devons fédérer  nos actions, créer une synergie entre nous dans la mise en œuvre d’une certaine des actions allant dans le sens du maintien de la paix, de la prévention et de la consolidation de la paix », a t-il précisé.

 

Les différents acteurs sociaux présents ont chacun exprimé la nécessité d’intensifier leurs efforts pour assurer la paix et l’entente dans notre pays. Macky Guissé représentant du CNOSCG à la rencontre a félicité les initiateurs de ces assises.

« Nous allons essayer de démultiplier la déclaration qui a ponctué la rencontre au niveau de tous nos démembrements pour les sensibiliser, afin que tout le monde adhère à cette initiative. Chacun à son niveau doit soutenir cette initiative qui se veut porteuse d’espoir et permettre à la Guinée de renouer avec ses valeurs d’antan qui sont la paix, la quiétude sociale, la solidarité pour une Guinée sans haine, une Guinée débarrassée des clivages ethniques, régionalistes engendrée par nos politiques. Il faut faire comprendre aux uns et aux autres que les politiques ne doivent pas nous diviser, la Guinée est une et indivisible »,  a t-il rassuré.

 

Ces derniers temps, certains candidats en lice au scrutin du 18 octobre 2020 ont tenu des propos qui incitent à la violence. Pour éviter à la Guinée de sombrer dans le chao, le coordinateur national du groupe d’action pour la paix et l’entente.

« Nous pensons que la paix ne devrait pas être dérangée, le message que j’ai a l’endroit des acteurs politiques, ils doivent mettre un terme aux propos qui parfois que remettre en cause la paix et l’unité nationale. Ils doivent se débarrasser des propos à connotation ethnique, régionale et communautaires pour s’appesantir au projet de société », a lancé Elhadj Moussa Solano.

 

Facinet Camara 620794714.

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