Les travailleurs parlementaires ont fait un sit-in ce lundi, 22 novembre 2021 devant le palais du peuple abritant le siège de l’Assemblée Nationale pour dénoncer leurs conditions de travail et de traitement salarial.
Selon leur porte-parole Ben Bangaly Sylla, ils ont battu le pavé pour dénoncer la diminution de leur salaire et le mauvais traitement dont ils sont victimes depuis plus d’une décennie.
« Nous sommes là depuis 15 ans qui n’est pas petit et d’autres ont fait plus de 25 ans. Donc quand tu vois tout ça étant père de famille que ton salaire est diminué. Dans le mot salaire il y a le mot tueur, le salaire est sacré, il ne faut pas qu’on badine avec ça. Comment ce fait-il qu’on peut avoir deux bordereau de paie ? Si tel est le cas vraiment c’est difficile c’est pourquoi on s’est dit de se donner la main pour réclamer notre droit. Vous savez à l’époque nous vivions dans une dictature parce que malgré qu’on soit là mais on a aucune assurance ici. Si tu n’es pas dans l’esprit de la politique tu es remercié et puis ce qui est plus aberrant tu peux faire 15 ans ou 25 ans ici quand tu meurt aujourd’hui, tu n’aura que 3 mois de salaire. 3 mois de salaire varie entre 3 et 6 millions et puis c’est fini », dénonce t-il avant d’ajouter qu’ils réclament entre autres le virement de leurs salaires et la création d’un syndicat.
« Nous réclamons qu’à partir d’aujourd’hui qu’on soit viré, qu’on est un bulletin de paie au virement et qu’on est un nouveau syndicat. Comme l’a dit dans la charte de la transition des nouvelles autorités que toutes entreprises à part des militaire et les paramilitaire qui sont épargné à partir de 15 ans on peut créer une structure syndicale. L’administration parlementaire en tant que deuxième institution du pays qu’on s’est engagé à partir de maintenant qu’il ait un renouveau, c’est pourquoi on est là. Pour des raisons purement syndicales, certains de nos amis ont été virés c’est le cas de Doumbouya qui a été viré et radié complètement. Il a été même menacé d’arrestation au temps de Claude Kory quand on réclamait nos droits. Il est aujourd’hui sans situation, il est a Kankan là-bas il souffre donc nous voulons avec les nouvelles autorités que lui-même soit rétablit dans ses droits », souligne Ben Bangaly Sylla.

Par ailleurs, les travailleurs parlementaires demandent aux nouvelles autorités de leur venir au secours.
« Ce que nous demandons à l’État guinéen est que notre administration soit à l’image des autres institutions. Ici c’est la deuxième institution, il y a des moments où nous travaillons ici jusqu’à 20h. Quand on prend la transmission, la rédaction les gens de ces services ont perdu leur tympan sans aucun salaire, d’aucuns ont perdu leur vue. Ici tu es abandonné à toi-même, moins d’erreur seulement, tu es viré. Donc à partir de maintenant nous réclamons avec les nouvelles autorités, avec l’homme providentiel président Mamady Doumbouya d’essayer de nous sauver ici. C’est un jeune il aime la jeunesse nous lui demandons de venir nous sauver, de nous sortir de cette situation », lance Ben Bangaly Sylla porte-parole des travailleurs parlementaires.
Facinet Camara.









