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vendredi, février 3, 2023

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Amadou Oury Diallo « N’guila » « j’ai débuté mon entreprise par un kiosque de café en 1994 lorsque j’étais encore élève au lycée Yimbaya ».

« Secret de réussite » est une rubrique qui relate le parcours des entrepreneurs et le comment de leur réussite. Dans ce premier numéro, Amadou Oury Diallo, connu sous l’appellation « Amadou N’Guilla », co-fondateur et directeur général de l’usine de tôle, a été reçu comme invité.
Fatala-infos : bonjour monsieur Diallo!
N’guila : bonjour!
Fatala-infos : qu’est ce qu’on peut retenir de votre parcours scolaire et universitaire?
N’guila : je suis né lé 11 avril 1977 à Labé. j’ai fait l’école primaire à Labé. De là, je suis arrivé au collège et lycée Yimbaya actuel Léopold Sedar Senghor. j’ai un BTS en comptabilité-gestion.
Fatala-infos : dites-nous ce qui vous a poussé à mettre en place une usine de tôle!
N’guila : l’esprit d’initiative étant là, nous sommes partis par d’autres activités et si vous me permettez, c’est depuis déjà à l’école dans les années 1994 à Yimbaya, j’ai fait un kiosque à café. De ce kiosque à café vers la fin de mes études, j’ai fait un restaurant que j’ai appelé « N’Guilla Restaurant » et quatre ans après, j’ai transformé ce restaurant en une société à responsabilité limitée où nous faisions la restauration et la bureautique. C’est seulement en 2012 que nous l’avons transformé en une société de distribution des matériels de construction et surtout des tôles de couverture. Et en 2015, nous avons cherché l’agrément industriel que nous avons obtenu le 07 mars 2016. Depuis cette date, nous nous sommes installés et avons commencé la production et la vente de nos propres produits.
Fatala-infos : comment êtes-vous parvenu à créer votre propre entreprise pendant que vous étiez encore élève?
N’guila: Pour la petite histoire, mon père était en Côte d’Ivoire et quand on venait à l’école, à l’heure de la récréation, il y’avait les fils des autres qui s’achetaient des sandwichs et autres choses. Un jour l’idée m’est venue pourquoi ne pas faire mon propre kiosque où je vais manger à ma faim et vendre le reste à mes amis. J’e l’ai crée et j’ai continué à garder ce kiosque pendant tout mon cursus scolaire et dés après l’école, puisque j’avais déjà une petite structure qui avait grandi, au lieu d’attendre qu’on m’emploi j’ai fait un petit bureau à l’interne et je me suis fait un petit ordinateur. C’est ainsi que j’ai commencé à gérer pour moi-même. Chose que j’ai mélangée avec l’enseignement en ce moment.
Fatala-Infos : vous étiez élève en même temps gérant. Comment faisiez-vous pour cumuler ces deux responsabilités?
N’guila : pendant les heures de cours, je partais pour étudier et dés la fin des cours, je revenais à la maison pour manger et après je vais à Commandanya à coté de Nelson Mandela et en ce moment il n’y avait une seule école de Nelson Mandela à Conakry. Je venais là-bas pour vendre jusqu’à 21 heures ou 22 heures et j’en profitais aussi pour réviser s’il n’y a pas un client.
Fatala-Infos : vous avez combien d’employés aujourd’hui ?
N’guila : une quarantaine dont douze femmes. Parce que nous avons une usine à Kagbelin ici grand moulin. Nous avons une direction commerciale à Matoto centre. Nous avons un autre bureau à Labé. Mais rien que des guinéens.
Fatala-Infos : Vous avez un personnel très jeune. Comment vous le gérez?

N’guila : le personnel que nous avons il y’a certains parmi eux avec lesquels nous avons commencé lorsqu’on était une structure de distribution de tôles. Aujourd’hui nous avons un personnel mûr et expérimenté. Ce sont des jeunes tous sortants des universités parce que notre proverbe ici c’est zéro analphabète dans l’effectif. Et avec l’évolution des choses, nous avons recruté un groupe des jeunes auxquels nous avons donné en première position d’abord la chance de faire le stage et au fur et à mesure que nous nous sommes frottés avec eux, nous avons sélectionné ceux dont nous pensons métriser mieux l’activité. Ce qui fait qu’à ce jour, sur l’ensemble du personnel, nous avons des jeunes filles el les femmes mariées et une vingtaine de garçons.
Fatala-infos : est ce que toutes ces 40 personnes sont prises en charge ?
N’guila : Oui, effectivement! elles sont toutes prises en charge par la société sans exception.

Fatala-Infos : Quel genre de tôles que vous fabriquez dans votre usine ?


N’guila : ici, nous fabriquons toutes les tôles de couverture et de toutes couleurs avec les différents poids de 5 kilos et 6 kilos.

Fatala-Infos : Y’a plusieurs usines qui font la même chose que la vôtre. C’est quoi votre particularité ?
N’guila : la particularité de l’UTG, société N’Guilla SARL, est que notre usine est investie par les jeunes intellectuels et moi qui suis devant, j’avais accepté de travailler avec les autres ainés à travers lesquels j’ai eu beaucoup d’expériences. Nous avons investi dans un secteur que métrisons et déjà où nous sommes identifiés. Nous ne sommes un amateur du produit. Ce n’est pas que nous avons vu un voisin.
en train de faire ou un ami, nous l’avons imité. Nous avons accepté de connaitre l’activité avant de nous lancer dedans.
Fatala-Infos : vous voulez nous dire que vous ne regrettez pas d’avoir mis en place cette usine?

N’guila : non! Pas du tout. je n’ai aucun regret. Les difficultés sont là, c’est vrai. Mais comme tout début d’investissement nous sommes conscients d’abord. C’est ça la définition. On dit l’investissement c’est le fait d’accepter de perdre aujourd’huidans l’espoir de gagner demain et nous sommes prêts à relever le défit. Mais ce qui est sûr, nous sommes très contents et très fiers de savoir participer à l’épanouissement de la jeunesse guinéenne et à la valorisation de l’économie nationale.
Fatala-Infos : dans la pratique de toute chose, l’Homme est confronté aux difficultés. Parlez-nous des vôtres
N’guila: c’est le climat sociopolitique du pays. Je vais vous donner un exemple pratique. Nous avions une prévision de recette sur le mois de février et nous n’avons pu couvrir que 45 % de ce chiffre d’affaire. S’il y’a quelque part où ça baisse, c’est ce climat. Il faudra que les guinéens quelsque soient les problèmes que nous avons, que nous apprenions à les solutionner au tour de la table parce que du temps que nous pensons que nous sommes en train de trouver la solution, nous créons d’autres problèmes. Je sais que ça touche tout le monde. Mais nous les investisseurs, c’est pire. Parce que si nous enregistrons 24 heures de non activité, ça sera très difficile pour nous de nous rattraper. Et nous avons les engagements vis-à-vis de nos partenaires et les institutions financières. C’est vraiment cette première difficulté que nous avons. La deuxième, c’est l’éducation professionnelle de nos jeunes. C’est un cadre général en Guinée. On confond l’entreprise à la famille. Vous allez voir un jeune qui court derrière vous pendant plusieurs années à la recherche de l’emploi. La première semaine que vous l’employez, il viendra vous demander de lui donner la permission qu’il veut accompagner sa sœur à l’hôpital. Et si vous ne le faites pas, il vous traite de méchant. Et c’est une chose qu’on doit enseigner dans nos écoles pour que les enfants sachent quand on travail, c’est le travail qui est devant. Si on va au travail, quand il y’a un cas social, on doit trouver quelqu’un d’autre à commissionner quand on est au travail.
Fatala-Infos : que direz-vous à vos partenaires et collaborateur ?
N’guila : les partenaires, c’est de leur demander de continuer toujours à nous porter confiance et de nous accompagner. De se rassurer à nous il y’a l’esprit du sérieux, la volonté pour progresser et surtout le souhait de rendement. Déjà, je vous l’avoue que nous sommes beaucoup accompagnés et encouragés par nos ainés. Je pense à un ainé, un père adoptif à moi qui a mis beaucoup de moyens à notre disposition surtout les locaux de cette usine. Et je pense à ces partenaires banquiers qui nous financent beaucoup et vérifient aussi ce que nous faisons. Je pense à l’Etat lui-même. Certains de ses représentants à chaque fois nous disent « allez y »c’est possible et quand il y’a parfois les marchés, ils pensent à nous. Je pense par exemple à la couverture de l’église de Boffa de 25000 place. J pense à la rénovation de la toiture de la direction nationale des impôts. Je pense au siège de la fédération guinéenne de football. C’est pour vous dire que nous, nous-nous sentons fortifiés par l’encouragement de nos ainés. Nous demandons aussi à ceux qui n’ont pas encore gouté nos produits d’essayer et nous sommes sûrs et certains que nous aurons notre part de gâteau dans le portefeuille clientèle de tôles en Guinée. Mais ce qui est sûr et certain aussi, ce que nous voulons aller lentement mais surement.
Fatala-infos : Vous êtes jeune entrepreneur. Quels conseils avez-vous à donner aux jeunes guinéens ?

N’guila : C’est de s’y prendre. C’est d’accepter le premier boulot qui arrive même si c’est de nettoyer la ville. Par exemple, la capitale est salle, le premier jeune qui se lèvera pour nettoyer pourrait avoir le premier contrat dans ce domaine.

Fatala-infos : Merci monsieur Diallo, Mamadou N’guila.
N’guila : merci à vous aussi de m’avoir donné cette opportunité de m’exprimer à travers votre site pour parler de mon usine (UTG).

Interview réalisé par Mohamed Lamine KABA 

Pour Fatala-infos 

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