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lundi, janvier 30, 2023

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Boffa : avec le nouveau préfet, l’espoir de la jeunesse renaît !

Nommé récemment par décret du président de la république, le préfet de Boffa, Ahmed Tidiane Soumah a passé en revue la politique de développement de sa juridiction et l’emploi des jeunes, au micro du site d’information, www.fatala-infos.net.

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Fatala-infos : Bonjour monsieur le préfet !

Préfet : Bonjour !

Fatala-infos : faites nous l’état des lieux depuis votre prise de fonction.

Préfet : je remercie d’abord le chef  de l’État, professeur Alpha Condé de m’avoir nommé comme préfet de Boffa.

Boffa est l’une des premières préfectures de la Guinée qui mérite un développement durable. Et ce processus est déjà entamé grâce à la politique du président de la république qui a favorisé l’implantation des sociétés minières ici. Tout n’est rose, c’est pourquoi mon équipe et moi, allons, nous mettre au travail pour faire marcher ce qui n’a pas marché.

Fatala-infos : Boffa est devenue une zone minière  qui a connu des remous sociaux ces derniers temps, Comment comptez-vous résoudre ces problèmes ?

Préfet : C’est déjà une grande ouverture. Comme le président de la république l’a dit,  Boké et Boffa sont des zones minières.

Depuis mon arrivé, j’ai instauré le dialogue et je passe par la sensibilisation. Puisqu’on a constaté que beaucoup de nos citoyens ne sont pas informés. Après ma prise de fonction, j’ai demandé à des sociétés  minières de me faire parvenir leur plan stratégique de l’emploi des jeunes.  Bel Air Mining m’en a envoyé et je suis en train d’étudier.  Au même moment j’ai rencontré les jeunes pour leur expliquer de ce qui est en train d’être fait par  cette société en termes d’emploi jeunes. Mais c’est un travail de façon progressive. La société comme Bel Air Mining par exemple, ne pourra employer tout le monde en même temps. Il y a d’autres sociétés qui sont en train de s’installer, qui vont employer aussi d’autres jeunes. Au-delà de cela, nous avons aussi demandé aux jeunes d’accepter de se former dans les branches professionnelles. Les sociétés minières  ont besoins plutôt  des Hommes de métiers que des diplômés dans des filières comme la sociologie. Donc nous sommes en train de faire cette sensibilisation.

Fatala-infos : Nous savons que ces écoles professionnelles sont loin de Boffa et les jeunes parlent souvent d’un manque de moyens leur permettant d’aller étudier. Quelle solution préconisez-vous?

Préfet : Notre objectif est de mettre en place une école de formation professionnelle. Il y’ a un centre de formation ici qui n’est pas valorisé. Nous voulons un centre de  formation dynamique et adapté au besoin du marché d’emploi.

Fatala-infos : Quand est- ce projet sera réalisé Monsieur le préfet ?

Préfet : Bon ! Nous sommes en train d’étudier le projet avec les partenaires y compris le gouvernement. Puisque déjà nous avons un ministre parrain de la préfecture, monsieur Curtys qui est très soucieux de l’avenir des jeunes de Boffa, nous allons mûrir le projet et le mettre dans le plan local de développement de Boffa.

Fatala-infos : Les jeunes dénoncent  parfois la manière de recrutement  de ces sociétés minières. Quelle nouvelle stratégie envisagez-vous ?

Préfet : Je suis informé de cette situation. Je viens même de recevoir la société CHALCO qui est en phase d’installation, qui est en train de faire une offre d’emploi pour recruter des ouvriers. Pour qu’il ait de la transparence, j’ai pris un délégué de la préfecture qui s’est ajouté à celui de la communauté qui va servir d’interface entre la communauté et la société. Pour ce qui est de l’emploi des jeunes, la société a déjà créé une base des données dans laquelle se trouve le nom de tous les jeunes de leur zone d’impact qui va servir pour le recrutement.

Fatala-infos : Cette base de données prendra en compte les jeunes des autres sous-préfectures de Boffa ?

Préfet : Non ! La priorité c’est d’abord les jeunes des communautés impactées. Après viendront les jeunes des autres sous-préfectures.

Fatala-infos : Boffa est en manque criard d’infrastructures sociales et administratives.  Quand l’image de votre résidence privée va changer ?

Préfet : J’ai fait le constat et nous avons répertorié tous les bâtiments administratifs. Nous voulons que la fête tournante de l’indépendance qui doit se faire à Kindia que la préfecture de Boffa soit dans le programme et j’ose croire que ça serait  acquis.

Fatala-infos : Le conflit entre agriculteurs et éleveurs est toujours d’actualité à Boffa?

Préfet : Vous savez que le problème entre agriculteurs et éleveurs ne date pas d’aujourd’hui et c’est partout d’ailleurs. Mais nous avons dit aux élus locaux de travailler sur ce dossier qui les concerne particulièrement.

Fatala-infos : Merci monsieur le Préfet !

Préfet : C’est moi qui vous remercie.

 

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