L’humanité a célébré le 1er juillet 2021, la Journée Mondiale de la Population. Cette célébration vise surtout à attirer l’attention des décideurs à tous les niveaux sur l’urgence et l’importance des problèmes de population dans un contexte socioéconomique et environnemental de plus en plus difficile. Cette année, le Système des Nations Unies a décidé de célébrer cette date historique autour du thème: « Les droits et les choix sont la réponse : qu’il s’agisse de baby boom ou de récession, la solution consiste à donner la priorité à la santé reproductive et aux droits pour tous ».
Selon Lancinet Condé, Ministre de l’économie, des finances et du plan qui a présidé la cérémonie de célébration en différé, le choix de ce thème est aligné sur les priorités de la République de Guinée, appuyée par des partenaires techniques et financiers dont I’UNFPA, pour améliorer le bien-être des populations, dans ce contexte de crises multiples qui durent. La pandémie de COVID-19 continue de bouleverser le monde, franchissant continuellement des tristes caps de nombre de malades, délits indisponibles, de morts, de jours d’inactivités, de jours de baisses d’activités et ainsi de suite.
En plus de la tragique perte en vie humaine, il faut ajouter un bilan le plus insidieux, une augmentation inédite et choquante de la violence domestique, amplifiée par le confinement. Les violences et maltraitances infligés ne peuvent ni être justifiées, ni être tolérées, en aucune circonstance. Il faut également compter les maternités désertées, les reports de nouvelles naissances et des grossesses non désirées causées par l’accès limité aux services de contraceptions. On estime que les perturbations dans les services de santé ainsi que les confinements ont provoqué d’énorme augmentation des grossesses non planifiées chez les plus vulnérables. Selon une étude de l’UNFPA de mars 2020, 12 millions de femmes dans le monde ont subi des perturbations dans leurs services de planification familiale.
« Nous devrions toute fois davantage nous alarmer de l’incapacité des femmes a faire leurs choix, à exercer leurs droits et à exprimer leurs choix en matière de sexualité et de procréation, que ce soit en raison de l’interruption des services de santé ou du fait de la discrimination fondée sur le genre, qui ont pour conséquence de limiter l’utilisation de la contraception », souligne t-il.
Le Ministre de l’économie, des finances et du plan a rappelé que la pandémie de COVID-19 a révélé, une fois encore, les faiblesses des systèmes de santé dans le monde et causé de graves dysfonctionnement ainsi que des défis liés aux approvisionnements et à la coordination des systèmes d’information, qui ont affectés les services de santé sexuelle et reproductive. De plus, la réaffectation des ressources en dehors de ces services nuit à la santé des femmes et des filles bien que ces derniers figurent parmi les droits de la personne, des préoccupations jugées plus pressantes les ont supplantés. Dans le contexte actuel de pressions économiques et de restrictions budgétaires, le risque que certains pays ne parviennent pas à les rétablir est réel, d’où un risque plus important sur leur capacité à atteindre les ODD, ajoute t-il.
A l’occasion de cette Journée Mondiale de la Population, le Ministre a indiqué que nous devons agir pour remédier cette situation. Bien que les systèmes de santé soient mis à rude épreuve, les services essentiels ne peuvent passer au second plan : il en va de la santé et du bien-être des femmes et des filles, qui peuvent en subir les conséquences tout au long de leur vie. Il ne s’agit pas là d’une faveur, mais d’un droit. Travaillons ensemble pour faire respecter le droit de chacun à fonder une famille et d’en déterminer le moment opportun, et défendons les droits des femmes et des filles en toute circonstance.
Le Ministre a par ailleurs rappelé l’engagement des nouvelles autorités sous le leadership du Président de la République, Colonel Mamadi Doumbouya, à garantir le droit à la santé reproductive pour chaque personne, partout dans le pays. Ceci constitue aujourd’hui une préoccupation dont les solutions passent par la sensibilisation sur les questions de population en général et sur la planification familiale et la santé de la reproduction, en particulier, même dans le contexte de COVID-19.
Il a aussi tenu à rassurer sur l’engagement du Gouvernement à soutenir et renforcer le système de santé pour fournir des services de santé reproductive même pendant la crise. Les femmes doivent être autonomisées sur le plan éducatif, économique et politique afin d’exercer leur choix libre sur leur corps et leur fertilité.
Le Chef de département de l’économie, des finances et du plan a saisis l’opportunité de cette cérémonie de la Journée Mondiale de la population couplée au lancement du Rapport sur l’état de la population mondiale en 2021, pour remercier l’ensemble des partenaires au développement pour leurs appuis technique et financier au développement économique et social de la Guinée.
Facinet Camara 620794714.









