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Employabilité des jeunes : une des principales missions de l’ONG Aide et Action (Interview)

Dans le but d’accompagner les jeunes à créer leur entreprise en Guinée et d’être autonome, l’ONG « Aide et Action Guinée », sise à Kipé, un quartier en banlieue de Conakry, envisage des séries de formation. Ce, avec une autre organisation non gouvernementale française dénommée « Solidarité Laïque », sur le programme intitulé ‘’Compétences pour Demain »  qui est mis en œuvre dans 6 pays de l’Afrique de l’Ouest. Il s’agit de la Guinée, du Sénégal, de la Côte d’Ivoire, du Mali, du Burkina Faso et du Bénin.

 

Pour en savoir davantage sur ce qui est prévu, un de nos reporters a tendu, ce mardi 04 janvier 2022, son micro à Bah Nankoria. Celle-ci est la chargée de mission employabilité du programme  »Competences pour Demain ». Nous vous proposons ci-dessous l’intégralité de l’interview.

Fatalainfos : Bonjour madame! Vous êtes la chargée de mission de l’activité employabilité des jeunes initiée par l’ONG « Aide et Action Guinée ». Parlez-en nous en profondeur !

 

 

Nankoria : Oui bonjour ! Quant on dit employabilité des jeunes, ce n’est pas d’aller chercher de l’emploi pour eux. Au contraire, c’est de les accompagner à travers des renforcements de capacités et de coaching. Nous sommes des chargés d’appui et des animateurs qui n’ont pas toutes les expertises. Il suffit que les jeunes viennent demander sur quoi ils peuvent évoluer et on a cette expertise à l’interne. Depuis que le projet a commencé, nous avons réalisé 15 formations. Donc, tout dépend aussi des besoins des jeunes et on identifie leurs besoins et ensuite on développe les thématiques.

Fatalainfos: A quoi peuvent s’attendre les jeunes à travers votre projet ?

 

Nankoria : D’ailleurs c’est ce qui nous amène maintenant à accompagner les jeunes. Comme je le disais tout à l’heure, ils ont émis le souhait de créer une coopérative éphémère, qui va leur permettre d’être en groupement. C’est une entreprise qui évolue dans le domaine de revalorisation des déchets, précisément les sachets plastiques. C’est pourquoi juste après la formation, nous avons eu un partenariat avec une entreprise dans ce domaine appelée ‘’Redicte déchet » qui a renforcé les jeunes dans ce sens là. En même temps nous allons essayer de formaliser leur entreprise à travers aussi notre partenaire ‘’APIP’’, ensuite les équiper pour être opérationnels sur le terrain. En un mot, la finalité c’est de les aider a trouvé des entreprises avec des revenus.

 

Fatalainfos : Avec la pandémie de Coronavirus qui sévit dans le pays, comment parvenez-vous à rendre effectif votre projet?

 

Nankoria : Ça n’a pas été facile comme pour toutes autres entreprises de microprogramme. Normalement le projet devait démarrer en 2019, mais en raison de la pandémie du Covid-19, comme vous l’avez dit, ledit projet a connu une année de retard. C’est ce qui nous a amenés à commencer en 2020. Également notre siège était prévu à la maison des jeunes de Kobaya. Malheureusement elle a été attribuée à une entreprise d’immatriculation et cela a retardé aussi le démarrage de notre projet. Ensuite on s’est reposé sur une ONG sise à Bambeto, ‘’CONAPED’’, où nous avons pu tenir toutes les activités prévues par le projet pour les jeunes et c’est en fonction du besoin des jeunes.

 

Fatalainfos : Y-a-t-il des critères pour participer à vos différentes formations ?

 

Nankoria : Comme dit notre charte, ce sont des jeunes de 15 à 35 ans sans distinction du niveau académique. Aussi, ça dépend de leur envie parce qu’on oblige personne, parce que ce ne sont pas tous les jeunes qui sont ouverts à ce genres d’activités qui parlent des déchets qu’ils trouvent dégradants de le faire. Parmi eux, il y’a des universitaires et des personnes âgées qui font cette complexité. Donc, pas des critères spécifiques. Juste avoir le courage et être motivé. C’est une formation axée sur les déchets plastiques.

 

Fatalainfos : Les récipiendaires ont-ils mis en pratique les théories apprises durant les formations précédentes?

 

Nankoria : effectivement oui. Après leur formation à travers notre partenaire spécialisé dans ce domaine ‘’Redite déchet’’, ils ont été situés sur le genre de sachets plastiques à collecter comme ceux des eaux minérales non souillées par exemple. A cet effet, une autre formation de trois jours leur  a été accordée pour connaître. Il s’agit de quel type de plastiques, quel genre d’activités, l’importance qu’ils peuvent gagner. Après cette série de formation, les outils nécessaires sont déjà trouvés pour eux et la remise se fera bientôt. Ensuite formaliser leur entreprise vu qu’ils souhaitent être en coopérative. Au cours de la remise, APIP sera de la partie pour encore renforcer leurs capacités dans le cadre des démarches administratives. Mais bien avant cette formalisation, ils ont déjà entamé le travail sur le terrain et ils sillonnent leurs quartiers respectifs pour collecter les déchets plastiques. Seulement il manquait de lieux de dépôt et vite nous avons trouvé un lien avec les quartiers et la commune pour avoir un espace approprié pour les déposer.

 

Fatalainfos : L’ONG « Aide et Action Guinée » est-elle en collaboration avec la commune ?

 

Nankoria : Nous sommes en parfaite collaboration avec la commune et tout récemment nous avons signé un partenariat, et nous travaillerons ensemble sur une activité le ‘’forum communal des jeunes’’ financé techniquement et économiquement par notre ONG. Concernant cette activité sur l’employabilité des jeunes, la commune est en train de se battre pour avoir un espace approprié.

 

Fatalainfos : Qu’attendez-vous des participants après la formation envisagée ?

 

Nankoria : Qu’ils soient autonomes… c’est l’objectif même du projet pour permettre aux jeunes d’être autonomes financièrement à travers des séances de formation, l’accompagnement dans la création de leurs entreprises. Donc, c’est l’un des objectifs du programme, pousser les jeunes à accroître leur employabilité.

 

Fatalainfos : Les jeunes femmes sont-elles une priorité dans tout ce que vous faites ?

 

Nankoria : le projet à lui-même vise 52% des jeunes femmes. Bien que ce soit une discrimination positive mais il faut ça. Nous avons fait une autre activité sur le graphiti qui est considéré comme un métier réservé aux hommes. Les femmes étaient classées au premier rang des meilleurs. Donc, tout dépend de leur engagement et de l’engouement qu’elles trouvent et nous les aidons en fonction de ça. Déjà dans deux semaines, elles seront formées dans le perlage qui leur sont uniquement réservé.  Nous allons faire venir une experte pour aider dans la fabrication des objets d’arts.

 

Fatalainfos : Nouvelle année. Certes l’ONG à des perspectives. Parlez-nous en!

 

Nankoria : C’est de pouvoir toucher plus de jeunes et diversifier les domaines d’activités sur l’art, la culture et le sport. C’est l’une de nos visions pour la seconde tranche parce que la première finit cette année. Pour l’instant ce projet engagement citoyen et employabilité des jeunes concerne la commune de Ratoma et dans l’avenir il sera élargi vers l’intérieur du pays.

 

Fatalainfos : merci bien d’avoir répondue à nos questions !

 

Nankoria : je vous en prie et c’est à moi de vous dire merci.

 

Interview réalisée par Mohamed Diakité  pour fatalainfos.com.

627 10 61 56.

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